Certes, le chiffre de la dette a de quoi donner des sueurs froides, et c’est sans doute la raison pour laquelle l’opposition au maire de Lavaur s’y accroche comme un morpion à une serviette municipale.
Mais, à force de répéter ce refrain, elle finit par rater la note juste : la dette n’est pas le problème, elle n’en est que la conséquence.
Les vrais enjeux, les seuls qui comptent pour espérer une gestion à peu près saine, tiennent en deux lignes de compte en particulier :
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Rétablir un taux d’épargne brut digne de ce nom ;
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Ramener le taux de désendettement sous la barre fatidique des cinq ans.
Et là, accrochez-vous à votre portefeuille :
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Le taux d’épargne brut de Lavaur est négatif (-3,91 %),
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Le taux de désendettement flirte avec les 44,4 ans — autrement dit, il faudrait deux générations de Vauréens sobres et économes pour revenir à l’équilibre.
On ne rattrape pas trente ans de gestion dispendieuse et deux années de pilotage à vue avec des sermons et des sourires.
Il faudra trouver des ressources :
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des économies de fonctionnement drastiques,
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un gel des subventions,
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une remise au pas des frais de représentation,
et, inévitablement, une hausse fiscale aussi impopulaire que nécessaire.
Autrement dit, pour sortir du gouffre, il faudra choisir entre la purge et la faillite.
Demain je vous propose les détails de la purge, n'ayant aucun goût pour la faillite !

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