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Les mesures d'urgence... urgentes !

Pour Lavaur, commune où la dette toujours court plus vite que la raison, surtout ces deux dernières années !

Les vraies mesures (celles qu’il faut oser prendre)

Il fallait bien un jour s’y résoudre : la dette enfle, la rigueur s’évapore, et le bon sens prend la clé des champs. Voici donc la liste, non exhaustive mais douloureusement réaliste, des remèdes de cheval qu’on appliquerait... si le courage politique était encore remboursé par la Sécurité sociale.
Ceci étant dit, ne nous faisons pas d'illusions, avec un taux d'endettement qui tutoie les 45 ans, le Préfet saisi, sera mis en place la tutelle qui n'aura d'autre alternative que d'adopter la plupart, voire toutes, les propositions ci-dessous !


💸 1. Hausse massive des impôts

Le sport préféré du contribuable : payer pour les erreurs des autres.
Un petit +12 % sur une base indexée, ça ne casse pas trois pattes à un budget, mais ça rapporterait quand même 1,14 million d’euros. De quoi boucher des nids-de-poule et repeindre une barrière. Et en prime, un bel effet boule de neige et donc un effet bénéfice sur l'amélioration de la situation financière à moyen terme.
C'est beaucoup, surtout quand le taux est déjà élevé, certes mais on a Bel Air, alors ne faisons pas mauvaise figure !


🚫 2. Gel des subventions

Pas la pratique du « on serre le robinet, sauf pour les amis du robinet ».
Résultat : une économie potentielle de 500 000 €, hors 100 000 € redistribués à des associations à vocation sociale et laïque (les vraies, pas celles qui font la claque en conseil municipal).
Bilan net : 400 000 € économisés et quelques sourires crispés en plus.
Il faudra une autre politique associative, j'y reviendrai bien sûr.


🏚️ 3. Vente des biens communaux

« Quand on ne peut plus entretenir, on vend et on commémore. »
Les bâtiments tombent, les recettes aussi. Une mesure symbolique, comme une brocante municipale : tout doit disparaître !
Sauf les illusions, elles, toujours invendables.
MAIS :
Rentabilisation des biens immobiliers tel que Bel Air par la mise en place de programme de location (aux associations dans un premier temps et pour une partie infime, et par des équipements sociaux (logements aux plus démunis, aux personnes vulnérables, etc.)
Il est de bonne prévision de considérer que 4000 m² peuvent être rentabilisés pour un montant d'un demi million annuel.


🎥 4. Vidéoprotection, version rentable

Place à la vidéo-répression. Les incivilités n’ont qu’à bien se tenir : chaque ticket d’amende financera l'entretien de la caméra.
Une boucle vertueuse, enfin !


🍷 5. Manifestations, apéros et frais de représentation

« Qui participe, paie. »
Un retour à la sobriété républicaine qui pourrait rapporter 100 000 € — et quelques points de taux de cholestérol en moins.


🧾 6. Associations : un principe ... pollueur et utilisateur payeurs

Application stricte des principes :

  • Pollueur-payeur pour les associations qui fument plus de CO₂ qu’elles ne brûlent de calories.

  • Utilisateur-payeur pour celles qui occupent des locaux chauffés, éclairés, entretenus par les impôts des autres.
    Montant estimé : 120 000 €, y compris trois ETP redevenus libres pour faire autre chose que la maintenance de ceux qui utilisent des locaux prêtés gracieusement par la commune.


🧮 Total espéré :

2,3 millions d’euros, un peu d’air pour la trésorerie, et beaucoup de sueur pour ceux qui oseront voter ça.
Cela représente l'amortissement de la dette pour les dix prochaines années.
Et ainsi Lavaur retomberait dans les communes qui ont un endettement "raisonnable".

🍒Cerise sur le gâteau pour l'avenir...

Réhabilitation : Sites en péril, revente au privé

Appel d'offres pour la réhabilitation du Chai des Clauzades, de l'ancienne piscine dans le cadre d'une éventuelle privatisation...

💬 Morale de la chronique

Il faut le dire sans détour : à Lavaur, la dette ne se rembourse pas, elle se perpétue, comme une tradition locale, une sorte de cassoulet budgétaire qu’on ressert chaque année, en plus lourd. 

Changeons les choses !

Commentaires

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Il n'a pas serré trop fort

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Deux poids, deux mesures...

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Association, l'alibi pour une acquisition scélérate !

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