Carayon ? NON ! je ne joue pas dans sa cour !
Et ce n'est pas une raison pour avaler les couleuvres que nous sert l'opposition !
Je vous livre pour faire taire les mauvais esprits ma pensée "humoristique" de ce que représente Carayon pour moi !
Une chronique à lire avec un sourire en coin !
“Carayon, le petit maréchal du budget”
Parlons un peu de Lavaur, ce petit bijou du Tarn, cette pépite de la démocratie municipale sertie dans un écrin de dettes.
Et parlons surtout de son orfèvre en chef : Bernard
Carayon.
Oui, Bernard, le maire.
L’homme qui gère
la ville comme on gère un buffet municipal : avec un sens aigu de la
dépense... et une digestion difficile.
Ah, Carayon !
C’est un peu le De Gaulle du déficit,
le Jean-Claude Killy du prêt à taux variable, le Bayrou du budget qu’on ajuste après coup.
Il règne sur sa
commune comme Louis XIV sur ses courtisans — sauf que Versailles,
au moins, avait des dorures.
Lavaur, elle, a des factures.
Mais attention, hein, pas n’importe quelles factures
: des factures historiques !
Parce que sous Carayon, tout devient
patrimoine : même la dette est classée monument historique.
Alors bien sûr, quand on lui parle démocratie, il s’en
émeut.
Il vous répond, la main sur le cœur et le chéquier sur
la table :
“La démocratie, oui, mais à condition que ce soit moi qui la pratique.”
Chez lui, le citoyen a la parole…
Mais on lui reprend juste
après, pour éviter qu’il dise une bêtise.
Il faut dire que notre maire a le verbe haut, le ton professoral
et la comptabilité poétique.
Il ne gère pas un budget, il
compose une symphonie.
En mineur. Très mineur.
Avec des cordes
bien tendues, celles du contribuable, évidemment.
Alors l’opposition ?
Ah, l’opposition…
Elle existe,
paraît-il.
Elle se focalise sur un événement, un chiffre et s'attache à cela comme une moule sur son bouchot.
Ou bien, elle roupille dans le fond de la salle, en attendant
qu’on lui tende le micro.
Mais à Lavaur, le micro, c’est
comme le pouvoir d’achat : on en parle beaucoup, mais personne ne
le voit.
Pendant ce temps, Carayon avance.
Il bâtit, il vend, il
rachète, il revend, il reconstruit…
Un vrai Monopoly grandeur
nature, mais sans la case “revenus”.
Et quand la critique fuse, car parfois, un Vauréen ose lever le doigt, oui, ça arrive, il dégaine sa grande phrase préférée :
“Ce sont des attaques politiques !”
Ah, le vieux réflexe : dès qu’on parle de chiffres, il invoque
la patrie.
Dès qu’on parle dettes, il parle de l'Etat, le coupable.
Dès
qu’on parle gestion, il parle… de lui.
Et c’est là qu’il devient presque attendrissant.
Parce
qu’il y croit, le bougre !
Il croit sincèrement que gouverner,
c’est prolonger sa propre biographie.
Que la ville, c’est
lui.
Et que l’équilibre budgétaire, c’est une légende
urbaine inventée par des gauchistes.
Mais attention : on le dit de droite.
Non, pire !
On le dit
d’extrême droite.
Alors là, il s’offusque,
il proteste, il cite Jaurès pour prouver le
contraire.
Jaurès, c’est son alibi culturel : comme si
réciter du Jaurès faisait de lui un démocrate.
Un peu comme
si chanter Brassens faisait de moi un moine.
Et pourtant, à Lavaur, on l’aime.
Parce qu’au fond, il
nous fait rire.
À son insu, certes, mais avec constance.
C’est
notre Desproges du déficit, notre Bourvil
de la balance budgétaire, notre De Funès de la
fiscalité locale.
Il crie, il s’agite, il brandit ses chiffres comme des
trophées…
Et la ville, pendant ce temps, s’endette avec
élégance.
Mais qu’importe : l’esthétique du
désastre, c’est aussi une politique.
Alors moi, je dis bravo, Monsieur le Maire.
Continuez !
Vous
êtes notre meilleur humoriste.
Mais attention, un humoriste payé
avec nos impôts…
C’est tout de suite moins drôle.

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