L’opposition assène doctement et stupidement que :
« Emprunter peut être agréable, rembourser… c’est plus rare. »
Curieuse façon de raisonner, surtout quand on espère séduire quelques électeurs égarés.
Emprunter oblige à rembourser : ce n’est pas rare, c’est universel. Même à Lavaur !
On entend aussi que « si Lavaur était endettée à hauteur de la moyenne des communes de sa taille, le poids de la dette serait de 1,2 million d’euros. »
FAUX.
La moyenne de la strate, c’est 803 euros de dette par habitant.
À Lavaur, avec 11 000 habitants, cela fait… 8,8 millions d’euros.
Allez, GAT TO, à ta calculette !
Oups. Voilà des économistes bien mal inspirés — ou des comptables du dimanche.
Et tant qu’à faire, ils auraient pu citer un seul indicateur qui compte vraiment : le taux de désendettement.
C’est lui qui alerte les services de l’État quand les communes flirtent avec la tutelle préfectorale.
En dessous de 5 ans, tout va bien.
Entre 5 et 10 ans, on surveille.
Au-delà de 15 ans… c’est la sirène rouge et l’entrée dans la zone de danger.
Et à Lavaur ?
Catastrophique.
Rappelons que le taux était de 24,4 ans en 2014 comme l'avait calculé la Chambre Régionale des Comptes puis était retombé à 10 ans en 2020.
2024, le taux est ... stratosphérique !
J’attendais que l’opposition se réveille. Le diagnostic saute aux yeux, le chiffre fait peur.
Mais voilà : quand on se contente de commenter la dette sans comprendre ce qu’elle dit, on reste au stade du slogan.
Et pour reprendre un de leurs maîtres à penser... philosopher, Confucius disait aussi "Lorsque l'on se cogne la tête contre un pot et que cela sonne creux, ça n'est pas forcément le pot qui est vide".
Il est vraisemblable que ce constat-là, lui, n’incitera pas le maire à se représenter.
Même si, soyons justes, l’exécution budgétaire 2025 adoucira peut-être un peu le verdict mais ne changera pas la couleur de la sirène !
Oserai-je vous confier le chiffre dans un prochain article ?

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