Ah, Lavaur… Une nouvelle réunion du conseil municipal, aussi fluide qu’un PowerPoint d’entreprise un vendredi à 17h. Rien ne dépasse, rien ne choque, rien ne vit. Une séance huilée, oui — mais avec une huile de friture usagée, tant tout semblait rance et prévisible.
Et puis il y avait l’opposition. Cette fameuse opposition qui se présente comme la gauche qui construit Lavaur. À force de les entendre, on finit presque par y croire… jusqu’à ce qu’ils ouvrent la bouche. Ou plutôt : jusqu’à ce qu’ils ne l’ouvrent pas.
Une opposition sous anesthésie générale
La léthargie était telle qu’on aurait pu penser que le chauffage de la salle fonctionnait au gaz hilarant.
Pas une étincelle, pas un frisson, pas même le traditionnel soupir indigné. Rien. Le néant politique.
On aurait pu espérer un sursaut lorsqu’un maire soudainement socialiste — il faut relire deux fois pour y croire — s’est mis à vanter la grande vertu de la transmission en politique. Alors là, on se disait : ça y est, ils vont bondir.
Mais non. Pas un clignement d’œil. Pas un froncement de sourcil. Le calme plat.
La gauche la plus gauche jamais observée, un laboratoire de passivité à ciel ouvert.
Pourtant, la transmission carayonnesque, c’est quoi ?
– Une dette couleur rouge incendie,
– Des budgets qui tiennent debout grâce à des béquilles comptables,
– Une voirie digne d’un film post-apocalyptique,
– Un patrimoine municipal qui se détache plus vite que les affiches de la fête du cassoulet.
Mais apparemment, tout cela mérite… le silence. Le mutisme. L’abstention permanente comme mode d’expression politique.
L’épisode Navellou : ou comment applaudir un geste administratif basique
Le clou du spectacle ? Le conseiller Navellou, en pleine extase civique, félicitant le maire pour… avoir fait son travail.
Oui, son travail.
Réguler la circulation des PL pendant trois mois, un acte aussi révolutionnaire qu’allumer la lumière en entrant dans une pièce.
Si demain le maire signe un arrêté pour ramasser les feuilles mortes, on assistera peut-être à une standing ovation.
À ce rythme, l’opposition prend sa carte chez Carayon
Soyons honnêtes : si l’opposition continue de confondre contradiction et capitulation, elle finira en effet…
sur la liste électorale de Carayon.
Sans même s’en rendre compte.
Par osmose. Par habitude. Par soumission.
Oui, l’opposition est tellement conciliante qu’elle risque bientôt de recevoir un T-shirt “J’aime la majorité” en cadeau de Noël.

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