La pétition à personne est close.
Et voilà que s’élève… un cri de victoire.
Une victoire ? Vraiment ?
Sous l’annonce triomphante, on lit :
"Aujourd'hui 24 novembre 2025 les délais de recours sont forclos, la pétition n’est plus utile, la municipalité ne reviendra pas sur sa décision : « c’est vendu, aucun recours possible ! »"
On croit rêver.
Car enfin, que s’est-il donc passé ?
La vente de l’ancienne mairie a bel et bien eu lieu, et d’éventuels recours juridictionnels (et non judiciaires, comme certains s’obstinent à dire) sont — paraît-il — pendants devant le tribunal administratif.
Nous avons donc devant nous une opposition qui, en plus de perdre, croit gagner, et qui, en plus de crier victoire, confond tout : droit, délais, réalité et communication.
Car rappelons un fait simple :
une pétition n’a rien à voir avec les délais de recours contentieux.
Une pétition n’est pas un acte juridique, mais un acte politique : une pression citoyenne.
Le délai de deux mois, lui, ne concerne que les recours administratifs… éventuellement exercés.
Et au passage, il existe aussi la voie amiable — concept manifestement rangé sous l’étiquette “ne pas ouvrir”.
Ah, ce GAT TO… et cette opposition qui se drape dans une pudeur nouvelle pour masquer la déroute.
Ils souffrent d'un mal rare, mais désormais bien identifié :
la phronémophobie, cette terreur panique de la pensée correcte.
Reconnaissons-le tout de même :
claironner la victoire après s’être pris un vent pareil, ce n’est pas banal.
Et admettons également que, dans leur défaite, se cache en réalité une victoire :
celle du bon sens et de l’intérêt général.
Parce que 600 000 € pour renflouer le budget et un bâtiment qui sera enfin réhabilité…
eh bien oui, c’est une très bonne nouvelle pour Lavaur.

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