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Campagne sur des ruines !

 À l’approche de Noël, pendant que les guirlandes clignotent et que les listes aux municipales s’échauffent, une question simple se pose : que veut-on vraiment trouver dans la hotte du Père Noël municipal ?

Des promesses que les finances exsangues rendent aussi crédibles qu’un renne en trottinette électrique ?
Des critiques toutes faites, débitées sans la moindre idée derrière ?
Certainement pas.

Ce qui ne va pas à Lavaur, nul besoin d’un comité d’experts pour le découvrir : tout le monde le sait déjà. Les rapports de la CRC, les comptes administratifs, les pavés budgétaires… Tout y est.
Alors que l’on nous épargne le sempiternel numéro de l’indigné du dimanche, celui que rejoue déjà le groupuscule d’opposition, clone fatigué de l’actuelle opposition fantôme.

Ce qu’il faut, ce sont des actions réalistes, pas des récitations de slogans.

Et pour agir, il existe des leviers. De vrais leviers, pas les manettes de plastique du maire qui se rêve capitaine d’un navire qu’il a lui-même poussé sur les récifs.

Le levier principal ? La démocratie.

La vraie, pas celle qu’on agite comme un hochet.
Une démocratie où l’on remet à plat la GPRH, où l’on reconstitue des commissions utiles, où les conseils municipaux cessent d’être des spectacles à sens unique, où l’on informe les citoyens autrement qu’à coups de posts Facebook dégoulinants d’autosatisfaction.

Viennent ensuite les questions basiques :

  • maîtrise de la dette, pour rassurer même le fils du maire, qui se prend désormais pour le contrôleur des finances publiques ;

  • programmations pluriannuelles, infrastructures, immobilier, biodiversité, mobilités vertes ;

  • logement accessible, pas les projets gonflés artificiellement pour flatter l’ego.

Pas besoin de « réfléchir » encore.

Les constats sont faits depuis dix ans.
Le débat ? Stérile.
Il faut agir. Maintenant.

Le maire, M. Carayon, devra expliquer comment il compte redresser une ville qu’il a pilotée comme un ULM sans carburant.
Comment sortir de ses propres impasses financières, de ses constructions pharaoniques et de ses paris perdus ?
Pour l’instant, il navigue toujours à l’odorat, espérant que personne ne regardera le tableau de bord.

Quant à l’opposition « Lavaur construit l'avenir de Lavaur », elle s’invente une identité comme on fabrique un logo sous acide : trois directions, aucune cohérence. À l’image du mandat qu’elle vient de traverser : transparent, tiède, interchangeable.
Elle n’arrive même pas à remplir ses rangs en conseil municipal.
A-t-elle seulement des sympathisants, ou bien juste quelques silhouettes de carton posées en fond de salle ?

À Noël, certains déballent des cadeaux.
À Lavaur, on déballe surtout les limites de chacun.


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