Accéder au contenu principal

MUNICIPALE - 3 - Comprendre les enjeux

 Avant la trêve des confiseurs, il me reste quelques jours pour plonger dans le secret des tribulations des candidats à la mairie de Lavaur.

Il y a la liste des ambitions, celle des ambitions et une autre ... des ambitions !

Il y a bien en gestation une liste de la raison et qui pour cela ne peut faire l'unanimité, reste à lui trouver un moyen d'exister pour que Lavaur ait un avenir.

Ce texte n’est pas une colère, ni l'expression d'un désespoir.
Il n’est pas davantage une ambition électorale, encore moins une vengeance personnelle.
Il est le produit d’un constat simple, répété, documenté :
à Lavaur, la démocratie fonctionne, mais à vide.

Tout est là, en apparence.
Des conseils municipaux, des délibérations, des votes, des oppositions, des communiqués, des inaugurations.
Le décor est complet, le rituel respecté, les mots prononcés.
Il ne manque qu’une chose : le débat réel.

Ces chroniques sont nées d’un étonnement persistant.
Comment une ville peut-elle accumuler décisions précipitées, projets mal calibrés, incohérences financières, contradictions politiques… sans que cela ne produise autre chose qu’un léger bruissement médiatique aussitôt refermé ?
Comment l’essentiel peut-il être voté dans l’indifférence, l’urgence ou la confusion, pendant que l’accessoire alimente l’indignation officielle ?

À Lavaur, le pouvoir se donne volontiers des airs de responsabilité.
Il parle de vision, de courage, de nécessité.
L’opposition, elle, parle d’alerte, de vigilance, de démocratie renouvelée.
Mais quand vient l’heure des choix, ils votent ensemble, ou presque.
La divergence est verbale ; la décision, commune.

Il ne s’agit pas ici de dénoncer des individus.
Les personnes passent, les mécanismes demeurent.
Cette chronique s’attache à ces mécanismes :
la verticalité du pouvoir,
la dilution des responsabilités,
la confusion entre communication et action,
la réduction du citoyen au rôle de spectateur toléré.

La satire est une méthode, pas un confort.
Elle permet de dire ce que le langage administratif escamote,
de révéler ce que la novlangue politique anesthésie,
de rendre visibles des évidences devenues invisibles par habitude.

Mais qu’on ne s’y trompe pas : l’ironie n’est jamais gratuite.
Chaque chronique qui sera éditée en janvier repose sur des faits, des délibérations, des votes, des documents publics.
Rien n’est inventé.
Tout est relié.

Il ne sera pas proposé de solution clé en main.
Il ne sera distribué ni programme, ni promesse.
Il posera une exigence :
celle d’une démocratie locale adulte,
où les décisions importantes prennent le temps d’être comprises,
où l’opposition oppose réellement,
où la concertation ne sert pas de décor,
où le citoyen n’est ni infantilisé, ni sommé d’applaudir.

Si ces chroniques dérangent, ce ne sera pas par leur violence, mais par leur persistance.
Elles rappellent inlassablement que gouverner n’est pas gérer,
que décider n’est pas communiquer,
et que voter n’est pas comprendre.

Cette chronique est un miroir.
Et comme souvent avec les miroirs, ce qui gêne n’est pas ce qu’ils montrent,
mais ce qu’ils confirment.

Je vous propose donc de commencer par l'analyse des forces en présence, une analyse déjà esquissée mais qui s'enrichit d'une étude plus poussée.

Demain,
Nous verrons comment la riche campagne de "Pour Lavaur Tout simplement" s'annonce déjà bien compliquée en terme de programme...

Vendredi, nous recevrons le maire et lui poserons LA question !...

Je consacrerai une chronique sur les raisons de la décision du maire dès samedi, après l'interview à cœur ouvert de la veille...

Dimanche, la liste de la "gauche" sera analysée autant que les déclarations et publications le permettront.

Lundi un coup d'œil sur le scénario de la liste 4...


Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Il n'a pas serré trop fort

Plus qu'une décision pour atténuer les conséquences financières désastreuses de ses opportunités fantastiques", c'est pure démagogie la décision de diminuer de 5 % les indemnités de fonction du maire, adjoints et conseillers délégués. L'idée vient du maire ? Attachons nous à en voir l'impact pour le maire ! Sur 2024 le maire, conseiller régional et conseiller communautaire a perçu 91 574,16€ brut, pour avoir un ordre d'idée c'est plus de  4,5 fois le SMIC, encore faut-il préciser que c'est pour 35 heures travaillées le SMIC... Il va donc rabattre 5 % sur l'indemnité de maire... 2000€ environ, il ne percevra plus que 89 000€. Je ne vais évidemment pas proposer d'ouvrir une cagnotte letchi, ni sortir mon mouchoir !  Mais il est intéressant de s'interroger sur ce que disent les textes puisque les indemnités sont fixées en rapport avec l'indice maximum brut le plus élevé de la fonction publique. Pour le maire ce taux est de 65% (brut 2671€/...

Deux poids, deux mesures...

 Je vous parlais dans mon dernier article du sacrifice du maire (et de ses adjoints et autres conseillers) quant à ses indemnités de maire. Pensez donc - 5% .   Quel sacrifice ! Quelle volonté de participer à l'effort budgétaire ! Moins grand tout de même que celui imposé aux associations : - 19% , avec un marquage différent selon les catégories d'associations. Je parle ici de la diminution qui s'est produite en moins d'un quart d'heure : entre le non vote du budget et l'exposé sur les attributions aux associations d'une subvention. Selon que votre activité pointe vers les sports, - 6 % ou l'éducation - 22 %, voire les "divers" avec une mention particulière pour l'amicale des personnels de la mairie (- 20 %) vous serez  plus ou moins participatifs à l'effort. Etonnant pour le sport qui devrait être habitué aux efforts ! AH ! Démagogie quand tu nous tiens, quand tu le tiens !

Association, l'alibi pour une acquisition scélérate !

Cet enfumage du maire plonge dans une grande tristesse... Puis vient le temps de la réflexion, cet état qui précède la réaction ! Non, ce n'est pas possible de laisser faire une telle chose, je suis même très étonné que TOUS les conseillers de la majorité présents aient accepté sans broncher ! PAS UN SEUL CONSEILLER DE LA MAJORITÉ POUR POSER UNE QUESTION... Ils seront face à l'électorat dans un peu plus d'un an, ils sont comptables devant les vauréens de leurs actions et de leurs inactions ! PAS UN pour interroger sur la composition de l'immeuble, PAS UN pour s'inquiéter du financement, PAS UN pour s'informer de la répartition imaginée, PAS UN pour questionner sur le devenir de l'immeuble de la SCI ATHENA acheté 225 000 € en 2020 et qui, je cite "présente un intérêt stratégique patent" puisque qu'au cœur d'activités sportives et artistiques selon les déclarations du maire lors de la réunion du CM du 5 décembre 2019, PAS UN pour rappeler...