Avant la trêve des confiseurs, il me reste quelques jours pour plonger dans le secret des tribulations des candidats à la mairie de Lavaur.
Il y a la liste des ambitions, celle des ambitions et une autre ... des ambitions !
Il y a bien en gestation une liste de la raison et qui pour cela ne peut faire l'unanimité, reste à lui trouver un moyen d'exister pour que Lavaur ait un avenir.
Ce texte n’est pas une colère, ni l'expression d'un désespoir.
Il n’est pas davantage une
ambition électorale, encore moins une vengeance personnelle.
Il
est le produit d’un constat simple, répété, documenté :
à
Lavaur, la démocratie fonctionne, mais à vide.
Tout est là, en apparence.
Des conseils municipaux, des
délibérations, des votes, des oppositions, des communiqués, des
inaugurations.
Le décor est complet, le rituel respecté, les
mots prononcés.
Il ne manque qu’une chose : le débat
réel.
Ces chroniques sont nées d’un étonnement persistant.
Comment
une ville peut-elle accumuler décisions précipitées, projets mal
calibrés, incohérences financières, contradictions politiques…
sans que cela ne produise autre chose qu’un léger bruissement
médiatique aussitôt refermé ?
Comment l’essentiel peut-il
être voté dans l’indifférence, l’urgence ou la confusion,
pendant que l’accessoire alimente l’indignation officielle ?
À Lavaur, le pouvoir se donne volontiers des airs de
responsabilité.
Il parle de vision, de courage, de
nécessité.
L’opposition, elle, parle d’alerte, de vigilance,
de démocratie renouvelée.
Mais quand vient l’heure des choix,
ils votent ensemble, ou presque.
La divergence
est verbale ; la décision, commune.
Il ne s’agit pas ici de dénoncer des individus.
Les
personnes passent, les mécanismes demeurent.
Cette chronique s’attache
à ces mécanismes :
la verticalité du pouvoir,
la dilution
des responsabilités,
la confusion entre communication et
action,
la réduction du citoyen au rôle de spectateur toléré.
La satire est une méthode, pas un confort.
Elle permet de dire
ce que le langage administratif escamote,
de révéler ce que la
novlangue politique anesthésie,
de rendre visibles des évidences
devenues invisibles par habitude.
Mais qu’on ne s’y trompe pas : l’ironie n’est
jamais gratuite.
Chaque chronique qui sera éditée en janvier repose sur des faits,
des délibérations, des votes, des documents publics.
Rien n’est
inventé.
Tout est relié.
Il ne sera pas proposé de solution clé en main.
Il ne sera distribué ni programme, ni promesse.
Il posera une exigence :
celle
d’une démocratie locale adulte,
où les décisions importantes
prennent le temps d’être comprises,
où l’opposition oppose
réellement,
où la concertation ne sert pas de décor,
où le
citoyen n’est ni infantilisé, ni sommé d’applaudir.
Si ces chroniques dérangent, ce ne sera pas par leur violence, mais
par leur persistance.
Elles rappellent inlassablement que gouverner
n’est pas gérer,
que décider n’est pas communiquer,
et
que voter n’est pas comprendre.
Cette chronique est un miroir.
Et comme
souvent avec les miroirs, ce qui gêne n’est pas ce qu’ils
montrent,
mais ce qu’ils confirment.
Je vous propose donc de commencer par l'analyse des forces en présence, une analyse déjà esquissée mais qui s'enrichit d'une étude plus poussée.
Demain,
Nous verrons comment la riche campagne de "Pour Lavaur Tout simplement" s'annonce déjà bien compliquée en terme de programme...
Je consacrerai une chronique sur les raisons de la décision du maire dès samedi, après l'interview à cœur ouvert de la veille...
Dimanche, la liste de la "gauche" sera analysée autant que les déclarations et publications le permettront.
Lundi un coup d'œil sur le scénario de la liste 4...

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