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MUNICIPALE - 5 - Entretien avec le maire

Le Petit Vauréen (très) Libéré

Entretien parodique à cœur (presque) ouvert avec Bernard Carayon...

Le Petit Vauréen Libéré :
Monsieur le Maire, merci d’avoir accepté cet entretien. Nous ne parlerons pas de politique politicienne, mais de votre bilan. Celui d’une vie publique.

Le Maire :
C’est une approche que j’apprécie. À mon âge, on ne gouverne plus, on laisse une trace.

LPVL :
Une impatience brûle les lèvres vauréennes : serez-vous candidat ?

Le Maire :
Cette décision ne se prend pas à la légère. Elle dépend de mon âge, de ma santé, de ma famille… et de ma capacité à continuer à administrer la commune avec lucidité. Attendons la fin de l’entretien, la réponse viendra d’elle-même.

LPVL :
Parlons donc de lucidité. Votre gouvernance est souvent qualifiée de verticale. Vous confirmez ?

Le Maire :
Évidemment. C’est un choix assumé, validé par les urnes. Gouverner, ce n’est pas consulter, c’est décider.

LPVL :
Décider avant le conseil, souvent. Les délibérations arrivent ficelées, verrouillées, prêtes à voter. Avez-vous souvenir d’un texte retiré après débat ?

Le Maire :
Non. Et c’est heureux. Cela prouve la qualité du travail préparatoire des services, sous l’autorité d’un DGS omniprésent. La participation permanente mène à l’errance. Moi, je préfère l’efficacité.

LPVL :
Une efficacité qui oblige ensuite à communiquer pour faire passer des décisions sorties du chapeau.
Lors du dernier conseil, vous avez fait voter une série d’investissements conséquents, sans PPI, à rebours des recommandations de la CRC.

Le Maire :

Il faut bien préparer la mandature suivante. Je ne vais tout de même pas laisser le bénéfice de ces réalisations à une liste surgie de nulle part, avec un programme tout aussi inexistant.

LPVL :
Préparer l’avenir en refaisant l’avenue Raoul-Lacouture sans mobilité douce réelle, avec des travaux bâclés, c’est votre conception du structurant ?

Le Maire :
Chacun ses goûts. Moi, j’aime les décapotables rouges, cheveux au vent.

LPVL :
Vos mandats resteront surtout marqués par l’achat de Bel Air, qui a plombé durablement la dette. La CRC sera sévère.

Le Maire :
La CRC audite. Moi, je décide.

LPVL :
Voilà qui rassurera les contribuables.
Car il faudra colmater les brèches, gérer ce que vous avez toujours repoussé.

Le Maire :
Vous doutez de ma capacité à penser l’avenir de Lavaur ?
Rassurez-vous. Je retournerai à Paris, un œil distrait posé sur mon successeur.

LPVL :
C’est donc votre réponse sur une éventuelle candidature.

Le Maire :
Disons que l’héritage est… conséquent.
Le redressement exigera des sacrifices à la hauteur de mes audaces immobilières.

LPVL :
Au moins, les choses sont dites. Les Vauréens savent à quoi s’en tenir.

Le Maire :
Je reste bien sûr disponible.
Moi… et une équipe qui ferait bien de réfléchir à son avenir. 

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