Le Petit Vauréen (très) Libéré
Entretien parodique à cœur (presque) ouvert avec Bernard Carayon...
Le Petit Vauréen Libéré :
Monsieur le
Maire, merci d’avoir accepté cet entretien. Nous ne parlerons pas
de politique politicienne, mais de votre bilan. Celui d’une vie
publique.
Le Maire :
C’est une approche que
j’apprécie. À mon âge, on ne gouverne plus, on laisse une trace.
LPVL :
Une impatience brûle les lèvres
vauréennes : serez-vous candidat ?
Le Maire :
Cette décision ne se prend pas à
la légère. Elle dépend de mon âge, de ma santé, de ma famille…
et de ma capacité à continuer à administrer la commune avec
lucidité. Attendons la fin de l’entretien, la réponse viendra
d’elle-même.
LPVL :
Parlons donc de lucidité. Votre
gouvernance est souvent qualifiée de verticale. Vous confirmez ?
Le Maire :
Évidemment. C’est un choix
assumé, validé par les urnes. Gouverner, ce n’est pas consulter,
c’est décider.
LPVL :
Décider avant le conseil, souvent. Les
délibérations arrivent ficelées, verrouillées, prêtes à voter.
Avez-vous souvenir d’un texte retiré après débat ?
Le Maire :
Non. Et c’est heureux. Cela
prouve la qualité du travail préparatoire des services, sous
l’autorité d’un DGS omniprésent. La
participation permanente mène à l’errance. Moi, je préfère
l’efficacité.
LPVL :
Une efficacité qui oblige ensuite à
communiquer pour faire passer des décisions sorties du chapeau.
Lors
du dernier conseil, vous avez fait voter une série d’investissements
conséquents, sans PPI, à rebours des recommandations de la CRC.
Le Maire :
Il faut bien préparer la mandature suivante. Je ne vais tout de même pas laisser le bénéfice de ces réalisations à une liste surgie de nulle part, avec un programme tout aussi inexistant.
LPVL :
Préparer l’avenir en refaisant
l’avenue Raoul-Lacouture sans mobilité douce réelle, avec des travaux
bâclés, c’est votre conception du structurant ?
Le Maire :
Chacun ses goûts. Moi, j’aime
les décapotables rouges, cheveux au vent.
LPVL :
Vos mandats resteront surtout marqués
par l’achat de Bel Air, qui a plombé durablement la dette. La CRC
sera sévère.
Le Maire :
La CRC audite. Moi, je décide.
LPVL :
Voilà qui rassurera les
contribuables.
Car il faudra colmater les brèches, gérer ce que
vous avez toujours repoussé.
Le Maire :
Vous doutez de ma capacité à
penser l’avenir de Lavaur ?
Rassurez-vous. Je retournerai à
Paris, un œil distrait posé sur mon successeur.
LPVL :
C’est donc votre réponse sur une
éventuelle candidature.
Le Maire :
Disons que l’héritage est…
conséquent.
Le redressement exigera des sacrifices à la hauteur
de mes audaces immobilières.
LPVL :
Au moins, les choses sont dites. Les
Vauréens savent à quoi s’en tenir.
Le Maire :
Je reste bien sûr disponible.
Moi…
et une équipe qui ferait bien de réfléchir à son avenir.

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