Pour Lavaur Tout Simplement
Je relisais la profession de foi entre deux petits fours du réveillon de Noël...
En effet à la lecture de cette profession de foi, on se sent immédiatement rassuré.
Tout y est. Absolument tout.
L’ancrage local, l’amour sincère de la ville, la découverte bouleversante de trottoirs sales et de commerces fermés, la lucidité face à des défis immenses, les promesses sérieuses sans calendrier, les projets vastes dont on reparlera plus tard, les mobilités douces, le cadre budgétaire contraint, l’audit salvateur, la fin du Monopoly municipal, l’équipe extraordinaire, indépendante, libre et parfaitement d’accord sur tout.
Rien ne dépasse. Rien ne surprend.
C’est propre, c’est lisse, c’est conforme.
On ne saura pas comment le centre-ville renaîtra, ni pourquoi maintenant, ni avec quels moyens, ni contre quelles priorités. Mais peu importe : les mots sont là, bien rangés, comme des coussins disposés pour amortir toute question un peu trop précise.
Quant aux responsabilités, elles sont élégamment dissoutes dans un passé flou, fait “d’errances” et “d’autres mandats”. Personne n’est coupable, sauf le décor.
Ce texte ne dit pas ce qui va changer.
Il dit ce qu’il est toujours prudent de dire.
Au fond, cette profession de foi n’est ni mauvaise ni choquante.
Elle est plus inquiétante que cela : elle est interchangeable.
On pourrait remplacer le nom de la ville, celui de la candidate, et la coller sur n’importe quel panneau électoral du pays de Cocagne ou d’ailleurs, sans que personne ne s’en aperçoive.
Une ville douce, une ville sûre, une ville forte.
Reste à savoir si, à force de vouloir tout rassurer, on n’a pas surtout oublié de convaincre.

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