L’opposition « Lavaur Citoyenne », dont l’art consommé de faire deux choses à la fois — écouter et ne rien comprendre — constitue désormais une signature stylistique, saura-t-elle mobiliser ses troupes pour le conseil du 15 décembre ?
On peut en douter, mais accordons-leur, par pure charité
républicaine, le bénéfice du rêve :
celui d’une présence
suffisamment fournie pour signifier que l’approbation du PLU n’est
ni automatique ni indolore, et qu’un minimum de décence
commanderait d’accorder du temps à ceux censés le voter.
Ils sont 33 colistiers, du moins sur le
papier.
Une liste impressionnante, digne d’un roman de Balzac…
si l’on y ajoutait l’ambition, le courage et le sens du
dossier.
Pour l’heure, cela tient davantage d’un inventaire à
la Prévert : une poignée d’enthousiastes essoufflés, quelques
abstentionnistes professionnels, et une collection d’ombres
silencieuses qui semblent n’exister que pour remplir des cases.
Imagine-t-on vraiment ces 33 figurants se frayer un chemin jusqu’à
la salle du conseil, s’asseoir, écouter, vraiment écouter, et manifester, par leur seule présence, une once d’intérêt pour
l’avenir de la ville qu’ils prétendent transformer ?
L’illusion
est belle, presque poétique.
Elle ne résiste, hélas, ni à
l’expérience, ni à l’observation la plus indulgente.
Mais rêvons encore un peu :
Peut-être le 15 décembre
verrons-nous enfin ces preux chevaliers de l’opposition sortir de
leur réserve monastique, aligner des chaises, et découvrir,
stupéfaits, qu’un PLU n’est pas un sigle décoratif.
On peut rêver, oui.
Car le rêve, contrairement au sérieux,
ne leur a jamais fait défaut !

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