Accéder au contenu principal

Bel Air au secours de la dette...

Bel Air : maintenant, qu’est-ce qu’on en fait ?

Le tour du problème a été fait...
Un tour rapide, certes, car l’exhaustivité est impossible tant que l’usage réel du site demeure confidentiel. Mais une chose est désormais claire : Bel Air n’est pas un simple bâtiment.

C’est un problème.
Un gros problème.
Un problème qui engage durablement l’avenir financier de la commune.

Il ne s’agit donc plus d’ajouter des dépenses à une dette déjà lourde, mais au contraire d’identifier des solutions capables de la soulager.

La revente pourrait être évoquée. En théorie.
Mais dans la réalité locale, qui peut raisonnablement se porter acquéreur d’un immeuble ancien de 5 400 m², générant d’importantes charges de gestion ?

On peut toujours essayer.
On peut aussi éviter de perdre du temps.

Car la vraie question n’est pas de savoir comment s’en débarrasser, mais comment l’utiliser intelligemment.

À Lavaur, un domaine est structurellement maltraité, oublié, sous-dimensionné, et surtout en infraction avec la loi.

Le logement.

La loi SRU impose aux communes de plus de 3 500 habitants un taux de 25 % de logements sociaux.
Lavaur compte 5 629 logements (2023).
Dont 347 logements sociaux.

Soit un peu plus de 6 %.
Très loin des 25 % requis.

Bel Air constitue donc une opportunité évidente, presque imposée, de redéploiement utile. D’autant plus que le site dispose de parkings et d’espaces extérieurs, éléments rares et précieux.

Les solutions existent.
Elles ne relèvent pas de la magie, mais de la méthode.

Première étape incontournable : un audit complet du bâtiment.
État structurel, potentiel de transformation (dont autonomie énergétique), contraintes techniques. Rien de sérieux ne peut se faire sans cela.

Ensuite, il appartient à la municipalité d’organiser le travail collectif : commissions, groupes d’experts, acteurs sociaux, pour construire plusieurs scénarios à soumettre au conseil municipal.

Plusieurs options sont possibles :

  • un panachage entre espaces associatifs et logements sociaux ;

  • ou une affectation majoritairement résidentielle, intégrant une véritable mixité sociale ;

  • avec, pourquoi pas, des logements réservés de manière confidentielle aux victimes de violences intrafamiliales.

Ce sont des choix politiques.
Ils doivent être assumés comme tels.

Encore faut-il une volonté claire du conseil municipal, portée par le maire, afin de permettre aux acteurs du logement et du social de bâtir rapidement un schéma opérationnel.

Avec qui travailler ? Là encore, les outils existent :

  • offices HLM publics ou privés,

  • bailleurs sociaux spécialisés,

  • architectes et maîtres d’œuvre rompus à la transformation du bâti existant.

Une autre voie serait la création d’un office municipal du logement, plus ambitieuse, plus engageante, mais aussi plus structurante.

L’objectif n’est pas idéologique.
Il est comptable.

Couvrir les charges de fonctionnement.
Assurer l’entretien du bâtiment.
Contribuer au remboursement de l’encours de la dette.

À terme — sur vingt à vingt-cinq ans — permettre qu’un actif aujourd’hui toxique devienne un élément stabilisateur, voire bénéficiaire, une fois la dette éteinte.

Les acteurs du logement social savent faire.
Ils maîtrisent les leviers financiers, les subventions, les montages à long terme.

Oui, c’est plus exigeant politiquement que d’annoncer quelques recrutements de police municipale sans stratégie de ressources humaines.
Plus structurant que d’agiter une complémentaire santé.
Et surtout moins tape-à-l’œil que de végétaliser une rue en fragilisant les réseaux et en privant commerces et logements de lumière.

Changer suppose du courage.
Changer exige de la méthode.
Changer impose de regarder la dette en face.

Bel Air n’est pas une vitrine.
C’est un test.

Et l’avenir municipal sera jugé sur une seule chose :
la capacité à transformer une erreur en solution.

Car la dette, elle, ne disparaîtra pas par slogan.
Elle doit être la priorité de tout programme sérieux.


un courrier a été adressé aux candidats, tête de liste...

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Chronique – Coup de colère : la gauche bien gauche !

Non, non… je ne m’acharne pas sur « Changeons Lavaur ». D’abord parce que je ne m’acharne jamais gratuitement. Ensuite parce que la gauche, c’est toute ma vie. Justement. Ils ne sont pas de gauche. Pas un peu, pas maladroitement : pas du tout . Et, paradoxe cruel, parfois encore moins que l’autre liste. Cette situation me rappelle une vieille histoire locale : la campagne du docteur Cayla, sabordée non par la droite, mais par ses “amis” de gauche. L’histoire bégaie. Toujours. La gauche version 2026 cumule les handicaps : – des accointances macronistes jamais digérées, – une incapacité chronique à rassembler toute la gauche, – et cette posture étrange qui consiste à vouloir incarner l’alternative sans jamais assumer l’opposition. Résultat prévisible : division, partage des voix, et boulevard pour la droite. Ils en porteront la responsabilité politique entière. Car enfin, quelle opposition ont-ils été ? 95 % des délibérations votées avec la majorité. 95 %. Ce n’est pas u...

Association, l'alibi pour une acquisition scélérate !

Cet enfumage du maire plonge dans une grande tristesse... Puis vient le temps de la réflexion, cet état qui précède la réaction ! Non, ce n'est pas possible de laisser faire une telle chose, je suis même très étonné que TOUS les conseillers de la majorité présents aient accepté sans broncher ! PAS UN SEUL CONSEILLER DE LA MAJORITÉ POUR POSER UNE QUESTION... Ils seront face à l'électorat dans un peu plus d'un an, ils sont comptables devant les vauréens de leurs actions et de leurs inactions ! PAS UN pour interroger sur la composition de l'immeuble, PAS UN pour s'inquiéter du financement, PAS UN pour s'informer de la répartition imaginée, PAS UN pour questionner sur le devenir de l'immeuble de la SCI ATHENA acheté 225 000 € en 2020 et qui, je cite "présente un intérêt stratégique patent" puisque qu'au cœur d'activités sportives et artistiques selon les déclarations du maire lors de la réunion du CM du 5 décembre 2019, PAS UN pour rappeler...

La plaine des mirages

 Pourtant, ce n’est pas Noël… et ce n’est pas encore le 1er avril. Et voilà que le maire extraordinaire nous dévoile le grand projet de sa candidature : LA PLAINE DES LOISIRS ET DES SPORTS Je passe les détails de la “consultation citoyenne” sur ce projet grandiose. Il n’y en a pas eu. Le maire vient cependant au-devant du citoyen en posant lui-même les questions… auxquelles il s’empresse de répondre : Pourquoi ? Comment ? Où ? Quoi ? C’est presque drôle. Presque. Parce qu’il a soigneusement oublié LA question essentielle, surtout quand on sait que la commune est endettée au-delà du raisonnable : COMBIEN ? Évidemment, il ne la pose pas. Sans doute parce qu’il ne sait pas y répondre. Et probablement aussi parce qu’il sait très bien que ce projet ne se fera pas. Il y a aussi la question QUAND ? Là, la réponse est simple : à la Saint-Glinglin. Voyons donc le QUOI : 4 terrains de football avec tribunes et vestiaires 1 skate-park 2 boulodromes 1 gymnase d...