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Bel Air : ils n’ont vraiment pas l’air malin

Bel Air !

Rien que le nom sonnait déjà comme une promesse creuse. Aujourd’hui, il résonne surtout comme un aveu d’échec.

Cette acquisition, réalisée par un maire avançant masqué, mais sans jamais réussir à se déguiser en stratège, ne laissait pourtant planer aucun doute sur sa parfaite illégitimité. Tout y était. Noir sur blanc. Dès le document préparatoire adressé aux conseillers municipaux.

Surface : indiquée : 5400m²
Coût : affiché : 4 050 000€
Usage projeté : précisé : maison des associations !

Autrement dit : impossible de dire « on ne savait pas ».
Impossible… sauf à ne pas vouloir savoir.

La question de l’opportunité, de l’intelligence du projet, du risque financier exorbitant, de la mise en péril du budget communal se posait immédiatement. Il suffisait de lire. Ou, plus audacieux encore, de réfléchir.

Et pourtant…

Comment une opposition digne de ce nom a-t-elle pu se contenter, frileusement, d’une abstention ?
Une abstention en forme de haussement d’épaules : « L’information est tardive, mais le projet va dans le bon sens. » (sic)

Le bon sens ?
Celui qui mène droit dans le mur, sans clignotant.

Car en s’abstenant, l’opposition n’a pas protesté : elle a validé.
Elle n’a pas combattu : elle a accompagné.
Elle n’a pas résisté : elle a entériné.

Aujourd’hui, ces mêmes élus se découvrent soudain une compétence.
Ils se proclament engagés.
Engagés, sans doute… mais dans une impasse.

Car cette acquisition est désormais une charge mortifère, une bombe à retardement budgétaire dont personne ne pourra se défausser. Bel Air n’est plus un projet : c’est un boulet.

Il va désormais falloir beaucoup d’imagination, et un courage politique jusqu’ici soigneusement évité, pour tenter de réparer cette faute lourde, collective, assumée par l’ensemble du conseil municipal.

Dire aujourd’hui « nous ne savions pas » serait non seulement faux, mais surtout grotesque. Il fallait se renseigner. Il fallait exercer un minimum de bon sens. La dette était déjà considérable. La Chambre régionale des comptes avait déjà confisqué le discours enchanté sur la valorisation du patrimoine historique. Et malgré cela, les seules données de surface, de coût et de financement auraient dû suffire à déclencher au minimum :

-  une demande d’études,
-  une alerte publique,
-  une mobilisation citoyenne,
-  des publications numériques,
-  une information par la presse papier,
-  une saisine du préfet,
-  voire un référé suspensif devant le tribunal administratif.
et cela... dès la réception du document préparatoire à la réunion du conseil !

Mais non.

L’opposition a conclu, d’un air inspiré, que « cela allait dans le bon sens ».

Résultat : Bel Air est aujourd’hui une épine plantée profondément dans le pied du budget communal.
Un pieu, même.
Solidement enfoncé.

Alors maintenant, Bel Air…
On en fait quoi ?

Commentaires

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Il n'a pas serré trop fort

Plus qu'une décision pour atténuer les conséquences financières désastreuses de ses opportunités fantastiques", c'est pure démagogie la décision de diminuer de 5 % les indemnités de fonction du maire, adjoints et conseillers délégués. L'idée vient du maire ? Attachons nous à en voir l'impact pour le maire ! Sur 2024 le maire, conseiller régional et conseiller communautaire a perçu 91 574,16€ brut, pour avoir un ordre d'idée c'est plus de  4,5 fois le SMIC, encore faut-il préciser que c'est pour 35 heures travaillées le SMIC... Il va donc rabattre 5 % sur l'indemnité de maire... 2000€ environ, il ne percevra plus que 89 000€. Je ne vais évidemment pas proposer d'ouvrir une cagnotte letchi, ni sortir mon mouchoir !  Mais il est intéressant de s'interroger sur ce que disent les textes puisque les indemnités sont fixées en rapport avec l'indice maximum brut le plus élevé de la fonction publique. Pour le maire ce taux est de 65% (brut 2671€/...

Deux poids, deux mesures...

 Je vous parlais dans mon dernier article du sacrifice du maire (et de ses adjoints et autres conseillers) quant à ses indemnités de maire. Pensez donc - 5% .   Quel sacrifice ! Quelle volonté de participer à l'effort budgétaire ! Moins grand tout de même que celui imposé aux associations : - 19% , avec un marquage différent selon les catégories d'associations. Je parle ici de la diminution qui s'est produite en moins d'un quart d'heure : entre le non vote du budget et l'exposé sur les attributions aux associations d'une subvention. Selon que votre activité pointe vers les sports, - 6 % ou l'éducation - 22 %, voire les "divers" avec une mention particulière pour l'amicale des personnels de la mairie (- 20 %) vous serez  plus ou moins participatifs à l'effort. Etonnant pour le sport qui devrait être habitué aux efforts ! AH ! Démagogie quand tu nous tiens, quand tu le tiens !

Association, l'alibi pour une acquisition scélérate !

Cet enfumage du maire plonge dans une grande tristesse... Puis vient le temps de la réflexion, cet état qui précède la réaction ! Non, ce n'est pas possible de laisser faire une telle chose, je suis même très étonné que TOUS les conseillers de la majorité présents aient accepté sans broncher ! PAS UN SEUL CONSEILLER DE LA MAJORITÉ POUR POSER UNE QUESTION... Ils seront face à l'électorat dans un peu plus d'un an, ils sont comptables devant les vauréens de leurs actions et de leurs inactions ! PAS UN pour interroger sur la composition de l'immeuble, PAS UN pour s'inquiéter du financement, PAS UN pour s'informer de la répartition imaginée, PAS UN pour questionner sur le devenir de l'immeuble de la SCI ATHENA acheté 225 000 € en 2020 et qui, je cite "présente un intérêt stratégique patent" puisque qu'au cœur d'activités sportives et artistiques selon les déclarations du maire lors de la réunion du CM du 5 décembre 2019, PAS UN pour rappeler...