Maison de santé : coïncidences et transparence municipale
Je disais, le 22 janvier, mes inquiétudes concernant l’immeuble Bel Air.
Je disais le retard considérable pris dans son aménagement — ou plutôt dans le tout début d’aménagement, alors même que les 5 400 m² disponibles le sont depuis maintenant trois mois, et que les études auraient dû commencer… il y a un an.
Je disais tout cela.
Et j’invitais naturellement les candidats à l’élection municipale à réfléchir et à proposer des solutions.
Au-delà, bien sûr, de la seule installation des associations, car 5 400 m², cela laisse tout de même quelques possibilités.
La rentabilisation constituait la piste principale.
Une logique simple : tenter d’atténuer une dette énorme, que nous devons au maire et qu’il a construite en catimini, mettant le conseil municipal devant le fait accompli.
Mais après tout, le conseil est toujours consentant.
Le 23 janvier, sur la page Facebook de la Ville, un article nous apprend que des médecins vont venir s’installer à Bel Air.
Cela avait d’ailleurs été évoqué, à l’époque, comme justification de l’achat.
Je ne peux m’empêcher de penser que c’est une bonne chose d’avoir placé ce dossier tout en haut de la pile.
Nous voilà donc informés de ce que le maire fait, une fois encore, en toute discrétion.
Cela ne change cependant rien au fond du problème.
Inutile d’ergoter sur quelques dizaines de mètres carrés enfin attribués.
Nous ne saurons pas combien exactement.
Nous ne saurons pas à quelles conditions ces professionnels de santé s’installeront.
Nous ne saurons rien des travaux engagés, ni de leur coût, ni de la magie ayant présidé à leur inscription budgétaire.
En résumé :
nous ne saurons rien.
Mais comme nous sommes les perdreaux de l’année, nous ne dirons rien non plus.
Nous nous pâmerons de bonheur à l’idée de l’arrivée de médecins, enfin… attendons tout de même qu’ils arrivent avant de nous pâmer, et surtout, nous ne ferons aucun rapprochement avec les élections municipales qui approchent à grands pas.
Je n’imagine évidemment pas qu’un esprit malveillant puisse s’interroger sur la conformité de l’aménagement.
Le maire y aura naturellement pensé et veillé à ce que toutes les autorisations nécessaires soient dûment recueillies pour cet usage particulier.
Il nous le dira sans doute au prochain conseil municipal.
Pas davantage ce même esprit malveillant n’ira fouiller le site de la mairie à la recherche des décisions ayant permis cette opération.
Qu’il ne perde pas son temps :
il n’y en a pas.
Et bien sûr, très prochainement, nous aurons droit à une intervention du maire pour nous expliquer tout cela.
Peut-être même avec, qui sait, la possibilité d’une navette pour les citoyens en difficulté, les personnes âgées, les plus fragiles…
Je suis impatient.
Et, en attendant, je vais tester... Il y a quelques cadavres dans les placards que je vais tirer par les pieds, cela va peut-être réveiller le maire !!!

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