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Ce que nous lui devons. Vraiment.

Bientôt sera présenté aux citoyens le projet pour « Lavaur l’heureuse », porté par la liste désormais déclarée du maire sortant.

Que Lavaur soit heureuse, c’est une intention louable.
Mais cela ne veut pas dire grand-chose.

Car ce qui importe réellement, ce n’est pas que la ville le soit,
mais que les Vauréennes et les Vauréens le deviennent.

La lettre du maire vient nous expliquer combien il nous est dévoué.
Elle dresse rapidement la liste de ce qui a été réalisé, de ce que les citoyens lui devraient, parfois même de ce qu’ils lui devraient encore.

Une sorte d’ode à la gloire municipale.

C’est précisément à cela que les chroniques à venir s’intéresseront.

Non pour nier ce qui a été fait au cours de ses cinq mandats, ce serait absurde,
mais pour tenter un exercice rarement proposé aux citoyens :

rapporter chaque réalisation à une question simple.

Qu’est-ce qui relève réellement de l’action exceptionnelle d’un homme,
et qu’est-ce qui aurait été accompli par n’importe quel maire "ordinaire" normalement engagé dans sa mission ?

Autrement dit :
qu’est-ce que nous lui devons… parce qu’un autre n’y serait pas parvenu ?

Et, à l’inverse,
que serait devenue Lavaur si un autre maire avait été à sa place ?

Je me garderai bien de toute polémique partisane.
Le maire aurait pu être de droite, de gauche ou du centre.

Il suffit d’imaginer un élu pour qui l’intérêt public, la démocratie et la transparence sont des réalités concrètes, et non de simples mots.

Pour planter le décor, deux chiffres seulement.

Encours de la dette en 1995 : 42 300 000.
Encours de la dette en 2025 : 27 600 000.

Une différence significative…
lorsqu’on prend soin de rappeler que le premier chiffre est exprimé en francs,
et le second en euros !

La série qui s’ouvre tentera donc de faire la part des choses.
Sans passion.
Sans procès d’intention.
Avec une seule exigence : la comparaison honnête.

Mais rassurons-nous :
tout cela sera expliqué… plus tard.


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