Début de campagne, mode d’emploi Tout Simplement
Il ne faut jamais croire ce qu’annoncent les candidats.
Encore moins au moment où ils se lancent officiellement dans la campagne.
Et dans le cas présent… la candidate.
Dès l’ouverture, nous la découvrons soudain très alarmée par le niveau de la dette communale.
Il y a effectivement matière à s’inquiéter, même si le chiffre avancé est erroné.
Mais ne chipotons pas.
En période électorale, la précision est un luxe.
La candidate annonce donc que, sitôt élue, elle demandera un audit financier.
Pourquoi pas.
C’est son droit le plus strict de ne pas faire confiance aux rapports de la Chambre régionale des comptes.
Elle pourrait toutefois commencer par les lire : ils sont publics, détaillés et particulièrement instructifs.
Mais chacun mène sa barque comme il l’entend.
Même si, dans cette barque, il y aura tout de même 33 personnes.
Et qu’il serait préférable qu’elles sachent à peu près vers quoi elles voguent.
Ce n’est cependant pas ici mon propos.
Ce qui interroge davantage, c’est la simultanéité des annonces.
Car dans le même temps, la candidate évoque le recrutement de quatre policiers municipaux.
Étonnant.
Son futur audit financier, celui qu’elle appelle de ses vœux, n’aurait pourtant pas manqué de souligner la fragilité de la gestion prévisionnelle des ressources humaines.
Le maire lui-même évoque des départs de personnels afin de contenir les dépenses de fonctionnement (voir DOB 2025).
Lui se montre d’ailleurs plus modéré :
il ne prévoit que trois recrutements.
À ce rythme, Changeons Lavaur pourrait être tenté de surenchérir... À moins qu’une réflexion plus globale n’émerge, sur l’usage de la vidéoprotection ou la coopération entre police municipale et gendarmerie, dans une commune qui, rappelons-le, reste peu exposée aux violences urbaines.
Mais cela supposerait un travail en amont.
Or nous sommes en campagne.
Tout cela n’est pas sérieux.
Mais alors… pas du tout.
Car vient ensuite l’annonce du reverdissement de la Grande Rue.
Là encore, la question se pose :
sur quelle étude préalable repose une telle proposition ?
Le sous-sol, déjà, mériterait examen, eaux usées, passage des différents fluides, réservations pour équipements futurs et mesure de son impact financier.
La partie aérienne ensuite, pour ses conséquences sur la luminosité d’une rue étroite, bordée d’immeubles.
Je ne peux m'interdire de m'interroger sur ce que peuvent en penser les experts du domaine : notamment le GNSA, l'OFB... Ont-ils été seulement interrogés ?
Mais en période électorale, les détails ont tendance à faner rapidement.
Soyons toutefois équitables.
Une bonne idée apparaît : la mutuelle communale.
Une idée que la candidate partage d’ailleurs avec le maire... Quoique ! En toute franchise, j’ai beau relire attentivement les délibérations du conseil municipal du 15 décembre dernier, je n’y trouve aucune trace de cette fameuse mutuelle citoyenne. Laissons au maire le privilège de nous faire prendre des vessies pour les lanternes.

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