Je ne suis pas dans la polémique, mais dans le constat !
Pourtant avant même d’aborder les moyens financiers, pourtant cœur de toute politique sérieuse, il faut dire un mot des méthodes profondément malsaines de « Changeons Lavaur ».
À la suite d’une chronique où je constatais, calmement, leur léthargie politique chronique, j’ai reçu des menaces émanant d’un de leurs membres ou, au minimum, d’une sympathisante zélée. Intimidation, pression, allusions lourdes : des procédés que l’on croyait réservés à d’autres chapelles politiques, nettement plus à droite du spectre.
J’ai rendu publics ces propos et ma réponse. Transparence oblige, un mot qu’ils aiment beaucoup… chez les autres.
Chronique – Coup de colère : la gauche bien gauche !
Mais le fond n’est pas là.
Le plus inquiétant, c’est leur autosatisfaction proclamée :
« NOUS savons que nous sommes capables de gérer cette ville avec intelligence, ambition et rigueur. »
Ils savent. Très bien.
Encore faudrait-il le démontrer. Or, sur six années de mandat, leurs faits d’armes sont maigres, quand ils ne sont pas inexistants. Ils ont surtout démontré une chose : leur incapacité chronique à dialoguer, à proposer, à s’opposer utilement.
Ils poursuivent, bravaches :
« NOUS sommes nombreux à avoir fait nos preuves… »
Lesquelles ?
Gérer une ressourcerie, un vide-grenier permanent en quelque sorte, activité parfaitement respectable en soi, ne prépare en rien à la gestion d’une commune de plus de 10 000 habitants, de dizaines de millions d’euros de budget (25 millions d'encourt de dettes) et de 200 agents.
Animer une association, aussi méritoire soit-elle, n’est pas gouverner une ville.
Quant aux chefs d’entreprise et cadres supérieurs, ils devront, comme tous les autres, apprendre le métier d’élu. Rien, absolument rien, qui justifie ce ton de supériorité et cette posture de donneurs de leçons.
« Changeons Lavaur » joue à la grenouille qui veut se faire aussi grosse que le bœuf. Beaucoup de bruit, beaucoup de posture… très peu de consistance.
Ce n’est pas en envoyant des SMS d’intimidation ou en lançant des « à bon entendeur » de cour de récréation qu’ils élèveront le débat. Qu’ils se rassurent : ils ne m’intimident pas.
Ils ont oublié l’essentiel :
la sincérité,
la cohérence,
la transparence, pas celle qu’on réclame, celle qu’on pratique.
Ils ne veulent pas remplacer Carayon par nécessité politique ou par projet alternatif.
Ils veulent le virer par principe, sans colonne vertébrale programmatique.
Ils ont tenté l’union de la gauche comme on enfile un costume trop grand. Résultat : plus aucun logo, plus aucune ligne claire, plus aucune cohérence.
Et en lançant une liste concurrente à celle de Nathalie Joseph, ils prennent une responsabilité lourde : offrir à la droite, voire au RN, un nouveau boulevard électoral.
S’ils voulaient réellement l’alternance, le courage politique serait de se retirer.
Le reste n’est que gesticulation.

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