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MUNICIPALE - 12 - démocratie locale, fonctionnement

Comment faire vivre la démocratie locale à Lavaur

suite de la chronique : Commissions municipales : mode d’emploi

La démocratie municipale ne peut pas se résumer aux seules réunions du conseil municipal.
Elle vit, ou s’étiole, dans le fonctionnement réel des commissions.

Aujourd’hui, les commissions municipales sont indispensables au travail des élus, mais leur fonctionnement reste trop fermé.
Elles mobilisent peu les citoyens et privent la ville d’une richesse essentielle : les compétences des Vauréennes et des Vauréens.

Car parmi les habitants, nombreux sont ceux qui possèdent une expertise précieuse :
finances, urbanisme, environnement, santé, vie associative, éducation, économie locale…
Se priver de cette ressource est non seulement dommageable, mais incompréhensible.

Certes, la réglementation encadre strictement la composition des commissions municipales :
elles sont réservées aux élus, sauf intervention ponctuelle d’experts.
Mais la loi n’interdit absolument pas d’aller plus loin.

Le Code général des collectivités territoriales (article L2143-2) permet au conseil municipal de créer des comités consultatifs ou des commissions extra-municipales sur tout sujet d’intérêt communal.
Ces instances peuvent associer :

  • des citoyens volontaires,

  • des personnes qualifiées,

  • des représentants associatifs,

  • des parents d’élèves,

  • des acteurs économiques ou sociaux.

Ces commissions ne décident pas, elles éclairent.
Elles ne gouvernent pas, elles enrichissent la décision publique.

C’est là que réside une démocratie vivante :
dans la capacité d’un conseil municipal à écouter, partager, confronter les points de vue, puis décider en connaissance de cause.

Encore faut-il que ce travail soit visible.
Les travaux de ces comités doivent être rendus publics :
une page dédiée sur le site de la ville, des comptes rendus accessibles, une restitution claire des propositions formulées.

Pour Lavaur, ce n’est pas un luxe.
C’est une nécessité.

Cela suppose une vraie sincérité démocratique :

  • accepter que des avis extérieurs existent,

  • ne pas les considérer comme une menace,

  • et faire du maire non pas un verrou, mais un facilitateur de la participation citoyenne.

La démocratie locale ne s’invoque pas.
Elle s’organise.

J’y reviendrai.

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