Dépenses de fonctionnement – suite et fin
Ou comment faire avaler le somptuaire.
À Lavaur, la gaieté municipale est un objectif politique.
Illuminations, animations, festivités : pourquoi pas.
Encore faut-il en avoir les moyens.
Avec 25,5 millions d’euros de dette, la prudence devrait être de mise.
Mais la méthode est connue : on mélange l’indispensable et le clinquant, et l’addition devient politiquement indiscutable.
Reprenons calmement.
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Personnel : 8,7 M€ sur 15,6 M€ de fonctionnement.
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Associations : 300 000 € de subventions réellement discrétionnaires, le reste (600 000€) relevant d’obligations institutionnelles.
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Intérêts de la dette : 880 000 €, dont désormais les coûts structurels de Bel Air (140 000 €).
Puis viennent les lignes “fourre-tout”, celles où tout se noie :
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la fameuse ligne 6042 (440 000 €), où cohabitent assistance informatique et illuminations de Noël ;
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des charges , taxes foncières 120 000€ dont 50 000 € pour Bel Air ( Y a du Bel Air partout !) ;
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une dotation aux amortissements ramenée mystérieusement de 1,1 M€ à 850 000 €, sans justification claire.
Résultat :
👉 les “grosses masses” sont là, visibles, intouchables.
👉 il reste un peu plus de 3 millions d’euros, là où la rationalisation devient possible… et indispensable.
Un mot enfin sur les indemnités des élus.
Oui, elles sont au maximum légal ou presque après l'opération démagogue de 2025).
Et non, ce n’est pas choquant : une commune dynamique exige des élus qui travaillent.
La démocratie a un coût, l’improvisation, elle, en a un bien plus élevé.
Ce qui doit être encadré, en revanche, ce sont les frais de représentation, de communication, de mise en scène.
C’est là aussi que se joue la sincérité d’un budget.
👉 Le travail à faire est clair :
construire une esquisse budgétaire cohérente, lisible, assumée,
qui distingue enfin ce qui est nécessaire de ce qui est flatteur.

Travailler c'est une chose, mais surtout être compétent ..
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