L’arbre qui cache la forêt.
Il nous l’a faite.
Carayon a sorti de son chapeau une liste « apolitique ».
Apolitique… mais dirigée par un homme encarté à l’UDR, dirigeant même !
Un détail sans doute.
Sauf que le Conseil d’État, qui, lui, n’a pas l’habitude de faire dans la poésie, vient de classer officiellement l’UDR à l’« extrême droite » sur l’échiquier politique.
C’est factuel.
C’est écrit.
C’est publié.
Le journal Le Monde le rappelle d’ailleurs très calmement :
la plus haute juridiction administrative a confirmé la classification de l’UDR, le parti d’Éric Ciotti, à l’« extrême droite » pour les municipales 2026.
Apolitique, donc.
Il faut reconnaître une chose : le tour de passe-passe est élégant.
On enlève l’étiquette sur la vitrine… mais on garde le produit à l’intérieur.
Et les colistiers ?
Allons. Personne ne peut sérieusement prétendre qu’ils ignorent la ligne de leur chef de file. Le management Carayon est suffisamment limpide : vous êtes d’accord… ou vous êtes d’accord.
On nous expliquera qu’il ne regarde pas les étiquettes de ceux qu'il recrute.
Il le dira.
Et je ne le croirai pas.
Alors soyons simples.
La liste de « Lavaur l’heureuse » n’est pas apolitique.
Elle est politiquement très située.
On peut l’assumer.
On peut la défendre.
Mais la dissimuler derrière un voile d’innocence municipale relève davantage de la cosmétique que de la sincérité.
La liste de "Lavaur l'heureuse" c'est le bonheur est dans l'extrême droite !
Mais ici, il semble surtout être dans l’étiquette qu’on tente d’effacer.
Nous en reparlerons.

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