J’avais l’espoir que, sur la jeunesse, le bilan de « Lavaur Citoyenne » serait un peu plus consistant. Moins vide que les autres. Raté. C’est du même tonneau.
Pas pire, certes. Mais quand on est déjà au fond, on ne peut guère creuser plus profond.
Ils ont participé.
Ils ont proposé.
Traduction : ils ont brassé de l’air.
Une brasse coulée dans un océan d’intentions jamais arrivées à destination.
Certes, « Lavaur Citoyenne », devenue par prestidigitation « Changeons Lavaur », a bien identifié un domaine.
Mais ils l’ont parcouru en bottes de plomb, avec cette constance admirable dans l’art de ne rien transformer en action.
C’est d’ailleurs le point commun de tous leurs bilans : beaucoup de gesticulations pour donner l’illusion du mouvement, beaucoup de présence pour la photo, et surtout aucune suite.
Des participations sans lendemain, qui ne servent au fond que de faire-valoir.
D’où cette question simple, et franchement inquiétante : comment imaginer qu’ils puissent gérer une commune autrement que par des esquisses d’actions et des brouillons de politiques publiques ?
Au fil de la campagne, cette inquiétude s’est muée en certitude :
« Changeons Lavaur » n’est pas le bon format pour prendre en main la destinée de Lavaur. Et ne le sera pas davantage pour construire une politique communale efficace.
Qu’ils se consacrent donc à ce qu’ils disent être : chefs d’entreprise, responsables associatifs. Très bien.
Mais pour diriger une ville, manifestement, il ne suffit pas de participer.
À force de confondre présence et action, « Changeons Lavaur » aura surtout prouvé une chose : ils ne sont pas une alternative, ils sont une parenthèse inutile.

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