Ici, on ne reproche pas aux candidats d’avoir des idées. On leur reproche surtout de ne jamais savoir quoi en faire.
Je pensais qu’ils avaient touché le fond.
Non. Ils creusent. Encore. Et toujours.
Nous savons que leur credo, c’est de virer Carayon. À chacun son format de campagne : il y en a qui construisent, d’autres qui détruisent. Tant que cela reste correct, soit. À chacun sa manière.
Mais dans leur bilan « santé », la liste « Lavaur Citoyenne », devenue par mue opportuniste « Changeons Lavaur », ne se contente plus de geindre. Elle ajoute désormais une nouvelle corde à son arc : le mensonge grossier.
Ils font dire au maire ce qu’il n’a jamais dit. Et ça, ce n’est pas un détail. C’est grave, parce que cela jette un doute sur tout le reste : où commence la vérité, où s’arrêtent leurs arrangements avec elle ?
Je reviendrai sur ce bilan en détail. Mais il y a un point qui mérite d’être dénoncé immédiatement, avec vigueur. Ils attribuent au maire cette phrase :
« J’ai obtenu des subventions et l’IRM car j’ai invité le directeur général de l’ARS à déjeuner. »
C’est faux.
Absolument faux.
Le maire n’a jamais dit ça.
Qu’on se comprenne bien : je n’adhère ni à ses méthodes, ni à sa gestion. Loin de là. Je n’ai rien de commun avec sa politique. Il n’existe aucune photo de moi en extase à ses côtés lors d’une quelconque inauguration. Mais précisément pour cette raison, je m’interdis le mensonge.
Ce que le maire a dit, lors d’un conseil municipal, devant une trentaine de témoins, c’est tout autre chose : qu’il avait, à l’occasion d’une séance de travail dans son bureau, devant un plateau-repas, obtenu la confirmation de l’installation de l’IRM.
La nuance est énorme. Et elle est volontairement écrasée par « Changeons Lavaur ».
Car, et sans vouloir faire de grammaire de collège, « car » est une conjonction qui signifie « c’est pourquoi » et établit un lien de cause à conséquence. En écrivant que c’est parce qu’il a invité le directeur de l’ARS qu’il a obtenu subventions et IRM, ils inventent un lien qui n’existe pas.
Autrement dit, ils nous mènent en bateau.
C’est intellectuellement malhonnête.
Et c’est, disons-le, juridiquement imprudent.
Il est vrai qu’en période électorale, les juges se montrent parfois indulgents en matière de diffamation. Mais il y a tout de même des limites morales à ne pas franchir.
Et manifestement, certains ont décidé de creuser encore.

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