Suite du bilan santé : l’art de ne rien faire
Alors, qu’ont-ils fait ?
Rien.
Désespérément rien.
Ils ont posé des questions en conseil municipal. Formidable. Poser des questions, c’est utile. Mais ce n’est toujours pas une action. C’est le degré zéro de l’opposition : le micro, pas la manivelle.
Ils prétendent avoir “levé un lièvre” sur l’attribution d’une subvention destinée à l’installation de médecins. En réalité, cette subvention a été accordée par une commission d’attribution, puis… elle s’est évaporée. Et c’est précisément cette commission qui est chargée d’en vérifier l’usage.
Et si l’on soupçonne une irrégularité ? La loi est d’une simplicité biblique : n’importe quel élu peut saisir le procureur au titre de l’article 40 du CPP.
L’ont-ils fait ?
Non.
Ils pleurent.
Ils dénoncent a posteriori.
Ils commentent.
Mais ils n’agissent pas.
Et ils veulent gérer Lavaur ?
C’est une plaisanterie. Une mauvaise.
Ils ont aussi “soutenu” des syndicats concernant l’hôpital. Très bien. Mais ne nous trompons pas de mot : ce n’est pas une politique, c’est de l’opportunisme. Être sur la photo n’a jamais remplacé le travail de fond.
Et bien sûr, ils se lamentent parce que la majorité ne les a pas suivis sur d’autres sujets. Petit rappel de fonctionnement démocratique : la majorité décide. L’opposition propose. Être entendu ne veut pas dire être obéi. Ils ont été écoutés. Ils n’ont pas été suivis. Était-ce pertinent ? La majorité ne l’a manifestement pas pensé.
C’est dur, la démocratie. Surtout quand on la confond avec un droit à avoir raison.
Au fond, la vacuité de leurs “actions” dans le domaine de la santé n’a d’équivalent que celle de leurs interventions dans les autres domaines. Beaucoup de mots, peu de courage procédural, et surtout une incapacité chronique à transformer une indignation en acte politique concret.

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