Mon analyse politique. Mon choix.
Les forces en présence – J-18
À moins de vingt jours du scrutin, les masques tombent. Les campagnes se tendent. Certains s’aigrissent, d’autres, fébriles, mentent, quelques-uns tentent encore de faire illusion.
À Lavaur, l’enjeu n’est pas subtil :
il s’agit de mettre
fin à trente ans de dérives gestionnaires, d’endettement
chronique et de politique personnelle. Trente ans à confondre la
ville avec un terrain de jeu, et l’argent public avec une ligne de
crédit sans plafond. Donner enfin à Lavaur un fonctionnement
moderne et des investissements utiles, c’est précisément ce que
le maire sortant refuse.
Trois listes sont en présence.
« Lavaur l’heureuse » (Carayon).
Derrière
l’étiquette prétendument “apolitique”, on trouve une droite
dure assumée, désormais alignée sans complexe sur la droite la
plus brutale. Carayon, c’est trente ans de pouvoir sans partage,
trente ans de bricolage financier, trente ans d’arrangements avec
les règles, quand ce ne sont pas des contorsions au-delà de la
ligne rouge.
Les trois dernières années ont été pour Lavaur un concentré de ce que ce système produit de pire : décisions opaques, gestion erratique, communication autosatisfaite. Pour cette campagne, rien ne change : on promet n’importe quoi, on inaugure à la veille du scrutin, on recycle les mêmes têtes et les mêmes méthodes.
Autour de la table, c’est la droite, et pas la droite molle : celle de Ciotti. Ceux qui l’ont rejoint savent parfaitement ce qu’ils font. Ceux qui sont restés savent parfaitement ce qu’ils cautionnent. Carayon l’a dit, l’a affiché, l’assume. Il n’y a plus d’ambiguïté possible.
Montesquieu avait déjà tout résumé :
« Il n’y a point de plus cruelle tyrannie que celle qui s’exerce à l’ombre des lois et avec les couleurs de la justice. »
Mais ce système n’aurait jamais duré aussi longtemps sans une opposition faible, inconsistante, et trop souvent ridicule.
« Lavaur Citoyenne » devenue « Changeons Lavaur »
(Navellou).
Ils ont changé de nom, inversé les initiales. Pas de méthode. Pas
de niveau. Pas de courage politique.
« Changeons Lavaur », c’est l’art de commenter l’échec sans jamais rien tenter pour le corriger. C’est l’illusion de l’opposition permanente, la posture indignée, le communiqué outré… et l’action aux abonnés absents.
Sur le fond, c’est un assemblage fragile d’ego froissés, d’incompétences en matière de gestion publique et de finances locales, et d’une pauvreté d’idées confondante. Incapables de construire une alternative crédible, ils se rabattent désormais sur ce qu’ils savent faire le mieux : la manœuvre, l’esquive et, désormais, le mensonge.
Reste une question simple : si, par accident électoral, cette
liste devenait majoritaire, que se passerait-il dans un an ? Quand
les appareils nationaux se seront entretués, quand les alliances de
circonstance auront explosé, quand chacun règlera ses comptes à
l’intérieur ?
Ce conseil municipal ne serait pas une équipe :
ce serait un champ de ruines. Une foire d’empoigne permanente. Un
panier de crabes.
La suite est écrite d’avance : paralysie, irresponsabilité, non-décision. Bref, la spécialité maison. Et au bout du compte, une décomposition politique accélérée.
Reste « Pour Lavaur Tout Simplement ».
Et
oui, pour une fois, il est possible de voter pour quelque
chose, et pas seulement contre quelqu’un.
La campagne est plus calme, plus sérieuse, plus adulte. Pas de posture hystérique, pas de promesses délirantes, pas de coups tordus. Une liste sans passif, sans casseroles, sans compromissions.
Non partisane, elle a un avantage décisif : quand les partis nationaux se déchireront, elle pourra continuer à travailler pour la ville au lieu de gérer des guerres d’appareil. Si des élus la soutiennent, ce n’est pas par folklore, mais parce qu’ils reconnaissent la solidité du projet et la capacité à gouverner.
Pas de magouille : elle tient ses engagements départementaux, elle tiendra ses engagements communaux.
Au début de la campagne, distinguer les deux listes opposées à Carayon pouvait encore prêter à confusion. Aujourd’hui, c’est limpide : les mensonges de la liste Navellou, ses manœuvres et ses coups tordus l’ont définitivement disqualifiée.
On m’explique que je serais le sous-marin de Carayon. C’est grotesque. Carayon n’a besoin de personne pour creuser sa propre tombe politique. Et je n’ai aucune intention de lui servir de matelas.
Dire que les voix qui n’iront pas à Navellou seraient des abstentions parce que “les gens de gauche” ne voteraient pas pour Mme Joseph, c’est prendre les Vauréens pour des imbéciles. Ils savent très bien ce qu’ils font, et pourquoi ils le font.
Je ne fais pas l’opinion. Je n’ai pas cette prétention. Je n'ai aucune incidence sur le scrutin.
Je
fais ce que je fais depuis le début : je démonte les mensonges, je
mets les faits sur la table, et je laisse chacun décider. J'alerte !
Et je le dis sans détour :
Je ne dis pas “votez pour
eux” car je n'ai de conseil à donner à personne.
Je dis : moi, je voterai pour « Pour Lavaur Tout
Simplement », en toute tranquillité, et avec un espoir
réel pour Lavaur, ma ville d’adoption depuis 2000.

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