Ce qu’ils acceptent…
En se rangeant derrière Carayon, les colistiers ne signent pas seulement une candidature.
Ils signent une méthode, ils s'engagent à suivre un chef de file clairement marqué à l'extrême droite.
Ils acceptent le fonctionnement maison :
le projet d’abord, les études ensuite.
L’annonce en fanfare, les chiffres en sourdine.
La maquette avant le plan.
La plaine des jeux et des sports devient donc leur projet.
Entièrement.
Un projet dont personne n’a encore vu la moindre étude sérieuse de faisabilité.
Ni technique.
Ni financière.
Ni même spatiale.
Un simple coup d’œil au parcellaire aurait pourtant pu susciter quelques interrogations.
À moins que Lavaur ne s’apprête à inaugurer le premier terrain de football en duplex.
Côté finances, la promesse de 70 % de subventions est séduisante.
Optimiste.
Presque lyrique.
Les dossiers récents, eux, parlent plutôt de 10 à 15 %.
Parfois moins.
Parfois rien.
Mais l’esprit d’équipe, c’est important.
Et l’esprit d’équipe, cela suppose de ne pas compliquer le jeu avec des questions techniques.
De ne pas ralentir l’élan avec des chiffres.
De ne pas gêner la stratégie avec des doutes.
Dans une équipe soudée, on ne demande pas la carte.
On suit le capitaine.
Car être colistier, ce n’est pas figurer sur une photo.
C’est endosser les décisions,
Soutenir un projet sans étude publique,
Valider une trajectoire financière ambitieuse sans démonstration détaillée,
Emboîter le pas sans demander d’explication…
Une équipe disciplinée est une belle chose.
À condition que chacun, quelque part, garde le droit de réfléchir.
Et la cohésion, parfois, ressemble beaucoup à de l'asservissement !

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