Je ne suis pas intelligent.
Ce matin, dans ma boîte aux lettres, la confirmation.
Le tract de « Changeons Lavaur » m’apprend que je ne suis pas du bon côté de l’intelligence.
Je cite :
« Nous faisons confiance à l’intelligence des Vauréens et des Vauréennes. »
Formidable.
Donc, par déduction simple :
si vous ne votez pas pour eux… vous manquez d’intelligence, vous êtes des benêts.
C’est mathématique.
Je m’incline.
À Lavaur, nous sommes donc plusieurs milliers d’imbéciles potentiels.
Je m’en remettrai.
Il faut reconnaître à « Changeons Lavaur » une constance :
ils aiment distribuer les bons points.
Hier, ils étaient chefs d’entreprise brillants, animateurs associatifs émérites, gestionnaires éclairés.
Aujourd’hui, ils sont les gardiens officiels de l’intelligence municipale.
Un peu d’élite, beaucoup de pédagogie.
Mais au fond, qui sont les sots ?
Peut-on être qualifié d’imbécile parce qu’on vote autrement ?
Ou parce qu’on considère qu’une élection municipale… doit parler d’abord de compétences municipales ?
Mes convictions sont que qu'ils n'ont rien compris aux enjeux, aveuglés qu'ils sont par la politique de la négation.
Les élections du 15 et 22 mars ce sont
des élections municipales en premier chef, en parallèle aux
élections communautaires.
La page 4 de leur tract est consacrée
à trois exemples emblématiques de leur programme !
Devinez, deux concernent des actions intercommunales, une seule relève de l'action communale
Un détail doit m’échapper.
Je ne suis pas HPI.
Ils promettent "d’accepter le débat, la contradiction, la nuance".
C’est aimable.
Mais travailler au plus près des habitants n’exige pas la majorité.
Cela exige de l’engagement.
Six ans, c’est long.
Je m'interroge, normal, je suis sot !
Sot et surpris des propositions dans lesquelles se côtoient :
créer une guinguette et construire une gare multimodale, isoler les
écoles et terminer le musée, développer la mobilité douce et
entretenir le patrimoine...
La notion de priorité est absente de
cette démarche clientéliste, proposer beaucoup en espérant que
chacun y trouve son compte, ce n'est pas cela la démocratie, mais
pourquoi parler de démocratie pour une liste faite de bric et de
broc pour tenter de ressembler à une union de la gauche !
Tout à la fois.
La liste est généreuse.
La hiérarchie, elle, est plus discrète.
Proposer beaucoup en espérant que chacun y trouve son compte, ce n’est pas une stratégie.
C’est un catalogue.
Et un catalogue n’est pas un projet.
Ah, j’oubliais : les trois autres pages.
Le trombinoscope.
Quand les idées sont rares, les photos prennent de la place.

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