À qui la faute ?
Mauvaise question.
La question qui circule depuis dimanche est simple :
« À qui la faute si Carayon est repassé ? »
Simple.
Et fausse.
La bonne question est beaucoup plus intéressante :
👉 « Grâce à quoi Carayon a-t-il été réélu ? »
Parce que chercher des coupables, c’est confortable.
Comprendre un mécanisme, c’est utile.
Une campagne éclair… et enfumée
Carayon n’a pas gagné malgré la campagne.
Il a gagné grâce à elle.
Une entrée tardive.
Un calendrier serré.
Et une stratégie limpide :
👉 ne laisser aucun temps à la vérification.
Annonce fin janvier.
Promesses en rafale.
Et au milieu, un mirage bien calibré :
👉 la plaine des sports.
Sortie de nulle part.
Absente des documents.
Mais parfaitement installée dans les esprits.
Une campagne éclair.
Version municipale de la blitzkrieg.
La vérité ? Trop lente !
Face à cela, un problème simple :
👉 la vérité est lente.
Elle demande :
- des chiffres
- des documents
- du temps.
Le mensonge, lui, tient en une phrase.
Et dans cette campagne, il a été servi en continu :
- une dette qui « baisse »
- des projets prêts à sortir de terre
- une gestion soudainement vertueuse.
Tout cela soigneusement préparé.
Le grand marché aux idées
Mais le plus intéressant est aussi ailleurs.
Carayon n’a pas seulement promis.
Il a aussi pioché.
Allègrement.
Dans les programmes adverses :
- végétalisation,
- mutuelle,
- police municipale,
- aménagements urbains pour plus de convivialité...
👉 Service compris. Sans facture.
Un véritable marché aux idées.
Version libre-service.
Une méthode
Ce n’est pas un accident.
C’est une méthode.
Décider seul.
Communiquer beaucoup.
S’approprier le reste.
Et recommencer.
Et maintenant ?
Il ne sert à rien de chercher des responsables ailleurs.
Le problème est identifié :
👉 une stratégie efficace,
👉 des mensonges !
Reste à savoir si, en face, il y aura enfin :
- du temps
- de la méthode
- et un peu de mémoire.
Le mensonge va vite.
La vérité, elle, arrive… quand l’élection est passée.

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