Il y a des anniversaires qu’on célèbre.
D’autres qu’on commémore.
Et puis il y a ceux qu’on préférerait oublier, mais que certains s’emploient, avec constance, à nous rappeler.
Celui-ci en fait partie.
Cinq ans déjà.
Cinq ans depuis ce charmant épisode printanier où, dans une rue paisible du pays de Cocagne, l’air s’est offert une petite fantaisie.
Une variation. Une audace, diront les plus indulgents.
Un air… comment dire… enrichi.
Merci qui ?
Le domaine de Fontorbe, bien sûr.
Un acteur majeur du territoire, engagé, on nous le répète assez, pour la performance, l’innovation… et manifestement, ce jour-là, pour l’expérimentation grandeur nature.
Sans public averti.
Mais avec participants involontaires.
On a fermé les fenêtres.
Rentré les enfants.
Et appris, ce jour-là, une vérité simple : on peut habiter quelque part… sans vraiment y être protégé.
Mais rassurez-vous.
Depuis, tout est rentré dans l’ordre en apparence !
Car dans la vraie vie, cela fait cinq ans que les plaintes cheminent.
Certaines se sont égarées en route...
D’autres patientent, avec cette élégance propre aux dossiers que l’on préfère ne pas brusquer.
Quant au procès ?
Ah… le procès.
Il cultive une certaine discrétion. Une forme de rareté.
À ce stade, on pourrait presque parler d’un produit d’exception.
Mais là encore, soyons justes : il y a eu du progrès.
Un classement sans suite, tout de même. serait bien extraordinaire !
Pour “défaut d’intérêt à poursuivre”.
C’est vrai qu’après coup, une fois les procédures “normalisées”, quel intérêt de revenir sur des détails aussi anecdotiques que… les faits ?
Et les victimes, dans tout ça ?
Elles ont eu le bon goût de rester.
Avec leurs symptômes.
Leurs souvenirs.
Et cette délicate habitude de voir revenir, chaque printemps, une inquiétude un peu plus tenace que les bourgeons.
Mais là encore, il faut relativiser.
Le domaine de Fontorbe est aujourd’hui, paraît-il conforme.
Encadré. Structuré. Rassurant.
Bref, tout va bien.
Sauf peut-être cette question, un peu déplacée, qui persiste :
Dans ce pays de Cocagne où tout finit par s’arranger,
faut-il considérer cet épisode comme une erreur…
Ou comme une méthode, simplement régularisée après usage.
Les 5 ans passés sans la survenue d'un gel printanier
toutes les craintes restent justifiées.

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