L’attractivité selon Lavaur
À force de raconter que Lavaur est « attractive », on finit peut-être par y croire à l’hôtel de ville.
Il faut dire que la liste des autosatisfactions municipales devient impressionnante :
culture, dynamisme, rayonnement, modernité…
Il ne manque plus que le climat tropical.
Pourtant, certains indicateurs ont mauvais esprit.
Des indicateurs simples.
Visibles.
À portée de promenade.
Prenons le marché.
Depuis plus de vingt ans, il vit sur sa réputation.
Mais aujourd’hui, une évidence saute aux yeux :
👉 il rétrécit.
Des emplacements vides.
Des stands disparus.
Des allées moins denses.
Plus du quart de la surface occupée autrefois a disparu.
Et sauf révolution en économie locale, il existe généralement une explication assez simple :
👉 moins de stands… parce que moins de clients.
Même histoire pour la foire économique.
À ses débuts, les deux halles suffisaient à peine.
Aujourd’hui, après plusieurs années d’interruption, la reprise n’a plus rien de comparable.
Là encore, les mètres carrés parlent plus franchement que les discours.
Le vrai problème, ce n’est pas le constat.
C’est le refus de le regarder.
Car lorsqu’une ville se persuade que tout va bien grâce à quelques indicateurs flatteurs soigneusement choisis, elle finit par ne plus voir les signaux faibles.
Et donc :
👉 elle ne cherche plus de solutions.
À Lavaur, l’attractivité est devenue un slogan.
Le marché, lui, devient un thermomètre.
Et les thermomètres ont un défaut terrible :
👉 ils ne font pas campagne.

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