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Lavaur vote !

 Dernière analyse avant le scrutin.

Après des semaines de campagne, chacun peut désormais juger les forces en présence.

Les masques sont tombés.

Dimanche, Lavaur vote.

La campagne a été âpre.
Certains s’aigrissent, d’autres, fébriles, mentent, quelques-uns tentent encore de faire illusion.

À Lavaur, l’enjeu n’est pas subtil :
il s’agit de mettre fin à trente ans de dérives gestionnaires, d’endettement chronique et de politique personnelle.
Trente ans à confondre la ville avec un terrain de jeu, et l’argent public avec une ligne de crédit sans plafond.
Donner enfin à Lavaur un fonctionnement moderne et des investissements utiles, c’est précisément ce que le maire ne sait pas faire.

Trois listes sont en présence.

« Lavaur l’heureuse » (Carayon).

Le système Carayon

Trente ans de pouvoir sans partage.
Trente ans de bricolage financier.
Trente ans d’arrangements avec les règles.

À Lavaur, l’enjeu est simple :
tourner la page.

Derrière l’étiquette prétendument “apolitique”, on trouve une droite dure qui n'est finalement plus assumée, bien que les postures restent alignées sans complexe sur la droite la plus brutale.
Trente ans de pouvoir sans partage.
Trente ans de gestion personnelle.

Trente ans à gouverner Lavaur comme si la ville lui appartenait.

Les trois dernières années ont été pour Lavaur un concentré de ce que ce système produit de pire : décisions opaques, gestion erratique, communication autosatisfaite.
Pour cette campagne, rien ne change : on promet n’importe quoi, on inaugure à la veille du scrutin, on recycle les mêmes têtes et les mêmes méthodes.

Autour de la table, c’est la droite, et pas la droite molle : celle de Ciotti. Ceux qui l’ont rejoint savent parfaitement ce qu’ils font.
Ceux qui sont restés savent parfaitement ce qu’ils cautionnent. Carayon l’a dit, l’a affiché, l’assume. Il n’y a plus d’ambiguïté possible.

Montesquieu avait déjà tout résumé :

« Il n’y a point de plus cruelle tyrannie que celle qui s’exerce à l’ombre des lois et avec les couleurs de la justice. »

Mais ce système n’aurait jamais duré aussi longtemps sans une opposition faible, inconsistante, inexistante, inconstante et trop souvent ridicule.

« Lavaur Citoyenne » devenue « Changeons Lavaur » (Navellou).

L’opposition introuvable

Ils ont changé de nom.
Pas de méthode.
Pas de niveau.

Ils ont changé de nom, inversé les initiales. Pas de méthode. Pas de niveau. Pas de courage politique.

Ils ont fait appel à de nombreux politiciens dont les positions varient et qui sauront bien s'écharper le moment venu de la présidentielle ou des législatives.

« Changeons Lavaur », c’est l’art de commenter l’échec sans jamais rien tenter pour le corriger.
C’est l’illusion de l’opposition permanente, la posture indignée, le communiqué outré… et l’action aux abonnés absents.

Sur le fond, c’est un assemblage fragile :
ego froissés, incompétence en finances publiques et pauvreté d’idées confondante.
Incapables de construire une alternative crédible, ils se rabattent désormais sur ce qu’ils savent faire le mieux : la manœuvre, l’esquive et, désormais, le mensonge.

Reste une question simple : si, par accident électoral, cette liste devenait majoritaire, que se passerait-il dans un an ?
Quand les appareils nationaux se seront entretués, quand les alliances de circonstance auront explosé, quand chacun règlera ses comptes à l’intérieur ?
Ce conseil municipal ne sera plus une équipe :
ce sera un champ de ruines.
Une foire d’empoigne permanente.
Un panier de crabes.

La suite est écrite d’avance :
paralysie, irresponsabilité, non-décision.
Bref, la spécialité maison.
Et au bout du compte, une décomposition politique accélérée.

Une liste qui n'est même pas capable d'assumer son idéologie, elle bafoue ses choix sans états d'âme.

Reste « Pour Lavaur Tout Simplement ».

L’alternative qui donne une chance à Lavaur

Pour une fois, il est possible de voter POUR,
et pas seulement contre quelqu’un.

Et oui, pour une fois, il est possible de voter pour quelque chose, et pas seulement contre quelqu’un.

La campagne est plus calme, plus sérieuse, plus adulte.
Pas de posture hystérique, pas de promesses délirantes, pas de coups tordus.
Une liste sans passif, sans casseroles, sans compromissions.

Non partisane, elle a un avantage décisif : quand les partis nationaux se déchireront, elle pourra continuer à travailler pour la ville au lieu de gérer des guerres d’appareil. Des élus la soutiennent, ce n’est pas par folklore, mais parce qu’ils reconnaissent la solidité du projet et la capacité à gouverner.

Pas de magouille : elle tient ses engagements départementaux, elle tiendra ses engagements communaux.

Au début de la campagne, distinguer les deux listes opposées à Carayon pouvait encore prêter à confusion. Aujourd’hui, c’est limpide : les mensonges de la liste Navellou, ses manœuvres et ses coups tordus l’ont définitivement disqualifiée.

On m’explique que je serais le sous-marin de Carayon. C’est grotesque. Carayon n’a besoin de personne pour creuser sa tombe politique. Et je n’ai aucune intention de lui servir de matelas.

Dire que les voix qui n’iront pas à Navellou seraient des abstentions parce que “les gens de gauche” ne voteraient pas pour Mme Joseph, c’est prendre les Vauréens pour des imbéciles. Ils savent très bien ce qu’ils font, et pourquoi ils le font.

Je ne fais pas l’opinion. Je n’ai pas cette prétention. Je n'ai aucune influence sur le scrutin.
Je fais ce que je fais depuis le début : je démonte les mensonges, je mets les faits sur la table, et je laisse chacun décider. J'alerte !

Je ne dis pas « votez pour eux ».
Je n’ai de conseil à donner à personne.

Mais moi, dimanche, je voterai pour
« Pour Lavaur Tout Simplement ».

en toute tranquillité, et avec un espoir réel pour Lavaur, ma ville d’adoption depuis 2000. 

Commentaires

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