la symphonie des fausses notes
Dans ses ultimes efforts pour tromper les électeurs, le maire sortant entonne ses derniers refrains… un tract de plus, plein de promesses tardives et d’approximations soigneusement orchestrées.
Bel Air serait donc un succès.
La maison des associations est ouverte, nous dit-il, et cent associations seraient candidates.
Formidable.
Mais alors une question toute simple : pourquoi si peu sont-elles réellement installées ?
Un an pour examiner des candidatures, ce n’est pourtant pas une épreuve olympique.
Résultat : une poignée d’associations dans un bâtiment gigantesque.
Et à quel prix !
30 000 € de fonctionnement annuel par association, si l’on fait les comptes.
Ajoutons à cela l’emprunt de 4 050 000 €, ses intérêts, et l’entretien futur… et la partition devient franchement dissonante.
Bel Air restera sans doute comme le monument budgétaire de cette mandature, son chant du cygne, un sifflement insupportable !
Et que l’opposition se soit réfugiée dans une abstention timide ne change rien à l’affaire : le conseil municipal tout entier aura accompagné cette décision dans une chorale parfaitement cacophonique.
Autre morceau du concert : la dette.
Le maire se félicite d’une baisse de 6,3 %.
Un exploit… surtout quand on prend soin de ne pas emprunter pendant un an.
Une prouesse mathématique tout autant que que politique puisqu'instrumentalisée en ne contractant pas de nouveaux emprunts en 2025.
Et si la fameuse plaine des jeux et des sports devait voir le jour, cette belle performance pourrait bien fondre comme neige au soleil.
La mutuelle communale, idée piochée au passage chez une concurrente, est certes une bonne chose.
Mais elle ne changera rien à un fait simple :
la dette de Lavaur reste trois fois supérieure à celle des communes comparables du Tarn.
Et dans ces communes, elle baisse depuis des années.
Chez nous, on préfère annoncer la baisse une année électorale.
La sécurité alors ?
La vidéoprotection n’aurait pas d’effet notable sur la délinquance, disent les études.
Qu’à cela ne tienne : voilà maintenant les voisins vigilants.
Encore une idée surgie… opportunément à deux mois des élections.
C’est d’ailleurs une constante : beaucoup d’idées surgissent dans l'esprit de notre maire à la veille d'élections.
Surtout après avoir lu le programme des adversaires.
Et puis il y a le cinéma.
Trois millions d’euros sur la fiscalité directe du vauréen, pour un nouveau projet, après avoir laissé l’ancien se délabrer tranquillement.
Enfin la voirie.
Là, on frôle le numéro de comédie : faire en trois ans ce qui n’a pas été fait en six.
Quand on sait que l’entretien des routes a toujours été la variable d’ajustement d’un budget malmené, il faut un certain talent pour annoncer cela sans sourire.
En une seule page, le maire aura donc réussi un tour de force :
concentrer autant de promesses, d’approximations et d’illusions.
Une véritable poudre aux yeux… version industrielle.
Reste à savoir dimanche prochain
combien d’électeurs auront pris cela pour de la poudre…
et combien pour de la fumée.

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