Accéder au contenu principal

Ecolos... des références dans l'extrême droite

Dans un post publié hier, les écologistes vauréens du GAT TO se sont interrogés sur une promesse de la liste Pour Lavaur Tout Simplement.

Après tout, nous sommes en campagne électorale : chacun examine les engagements de l’autre, les critique, les discute. Rien de plus normal.

Ce qui l’est un peu moins, en revanche, c’est la manière choisie pour le faire.

Pour disqualifier une promesse jugée irréaliste, nos écologistes locaux ont cru bon de convoquer une formule politique bien connue. Une formule qui, comme chacun sait, a été popularisée par Charles Pasqua avant d’être reprise par Jacques Chirac.

Autrement dit, un morceau de rhétorique que l’on ne trouve pas exactement dans les manuels de communication des Verts.

Certes, la citation n’est pas parfaitement fidèle. Mais chacun sait que le GAT TO entretient avec la précision textuelle un rapport… disons souple.

Le plus étonnant reste pourtant ailleurs.

Car pour affirmer qu’une promesse serait impossible à tenir, encore faudrait-il connaître les outils de gestion qui permettront de la mettre en œuvre : arbitrages budgétaires, réorganisation de certaines dépenses, priorisation des investissements, recherche d’économies.

Or, à ce stade, le GAT TO ne s’en est absolument pas soucié, ou il fait semblant de ne pas le savoir, à moins qu'il ne l'ait tout simplement pas compris.

On est donc face à un exercice assez singulier : déclarer irréalisable un engagement dont on ignore les modalités de mise en œuvre.

Une forme de prophétie budgétaire, en somme.

De son côté, Mme Joseph n’a jamais prétendu disposer d’une baguette magique. Sa démarche semble beaucoup plus prosaïque : simplement mieux dépenser l’argent publiccibler les priorités, et respecter les engagements annoncés.

Une approche qui relève moins de la magie que du bon sens.

À moins, bien sûr, que les écologistes de Changeons Lavaur ne considèrent désormais que toute tentative de bonne gestion relève d’un arsenal idéologique suspect.

Au delà du procès d'intention, que la campagne autorise, une question se pose.

Si certaines promesses sont, selon eux, impossibles à tenir sans baguette magique… comment comptent-ils financer les leurs, celles de "Changeons Lavaur" ?

Car leur programme, lui aussi, annonce de nombreux projets.

Et si la magie n’existe pas en politique municipale, il reste en général deux solutions :
réduire les dépenses… ou augmenter les recettes.

La seconde porte un nom assez connu des contribuables.

La taxe foncière.

Les Vauréens auront sans doute plaisir à savoir qu'elle fait donc partie des outils envisagés par les écolos...
Il faudrait que "Changeons Lavaur" en précise l'amplitude ! 

Après tout, en campagne électorale, la transparence est toujours bienvenue.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Il n'a pas serré trop fort

Plus qu'une décision pour atténuer les conséquences financières désastreuses de ses opportunités fantastiques", c'est pure démagogie la décision de diminuer de 5 % les indemnités de fonction du maire, adjoints et conseillers délégués. L'idée vient du maire ? Attachons nous à en voir l'impact pour le maire ! Sur 2024 le maire, conseiller régional et conseiller communautaire a perçu 91 574,16€ brut, pour avoir un ordre d'idée c'est plus de  4,5 fois le SMIC, encore faut-il préciser que c'est pour 35 heures travaillées le SMIC... Il va donc rabattre 5 % sur l'indemnité de maire... 2000€ environ, il ne percevra plus que 89 000€. Je ne vais évidemment pas proposer d'ouvrir une cagnotte letchi, ni sortir mon mouchoir !  Mais il est intéressant de s'interroger sur ce que disent les textes puisque les indemnités sont fixées en rapport avec l'indice maximum brut le plus élevé de la fonction publique. Pour le maire ce taux est de 65% (brut 2671€/...

Chronique – Coup de colère : la gauche bien gauche !

Non, non… je ne m’acharne pas sur « Changeons Lavaur ». D’abord parce que je ne m’acharne jamais gratuitement. Ensuite parce que la gauche, c’est toute ma vie. Justement. Ils ne sont pas de gauche. Pas un peu, pas maladroitement : pas du tout . Et, paradoxe cruel, parfois encore moins que l’autre liste. Cette situation me rappelle une vieille histoire locale : la campagne du docteur Cayla, sabordée non par la droite, mais par ses “amis” de gauche. L’histoire bégaie. Toujours. La gauche version 2026 cumule les handicaps : – des accointances macronistes jamais digérées, – une incapacité chronique à rassembler toute la gauche, – et cette posture étrange qui consiste à vouloir incarner l’alternative sans jamais assumer l’opposition. Résultat prévisible : division, partage des voix, et boulevard pour la droite. Ils en porteront la responsabilité politique entière. Car enfin, quelle opposition ont-ils été ? 95 % des délibérations votées avec la majorité. 95 %. Ce n’est pas u...

Deux poids, deux mesures...

 Je vous parlais dans mon dernier article du sacrifice du maire (et de ses adjoints et autres conseillers) quant à ses indemnités de maire. Pensez donc - 5% .   Quel sacrifice ! Quelle volonté de participer à l'effort budgétaire ! Moins grand tout de même que celui imposé aux associations : - 19% , avec un marquage différent selon les catégories d'associations. Je parle ici de la diminution qui s'est produite en moins d'un quart d'heure : entre le non vote du budget et l'exposé sur les attributions aux associations d'une subvention. Selon que votre activité pointe vers les sports, - 6 % ou l'éducation - 22 %, voire les "divers" avec une mention particulière pour l'amicale des personnels de la mairie (- 20 %) vous serez  plus ou moins participatifs à l'effort. Etonnant pour le sport qui devrait être habitué aux efforts ! AH ! Démagogie quand tu nous tiens, quand tu le tiens !