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Démocratie ! Vous avez dit démocratie ?

La démocratie est un exercice difficile.
À Lavaur, elle devient parfois un numéro d’équilibriste… sans filet.

La campagne ?
Une foire d’empoigne.
À qui promettra le plus. Pas le mieux, le plus.

Et dans cette discipline, le maire reste champion.

Sa « large victoire » - 54 % - sonne mieux que ce qu’elle est :
une majorité relative… et surtout 3076 électeurs désormais créanciers.

Car les promesses, elles, pleuvent.

Dernier exemple en date :
la plaine des jeux et des sports, annoncée avant d'être réélu, études lancées immédiatement, subventionnée à 70 %, évidemment.

Un détail manque cependant :
le débat !

Pas vu passer au conseil municipal.
Ni sur l’utilité.
Ni sur le coût.
Ni sur le financement.
Ni sur l’intégration dans les priorités de la commune.

Rien.

Mais qu’importe.
À Lavaur, la décision précède toujours la réflexion depuis 30 ans.

Nous voilà donc repartis pour plusieurs années de gestion verticale :
le maire décide,
les conseillers valident.

Une démocratie… simplifiée.


Et pour ceux qui n’ont pas voté pour lui ?

Qu’ils se rassurent :
ils ont été superbement ignorés lors de sa prise de parole post-électorale.

2581 électeurs rayés d’un revers de discours.

Le pluralisme version locale : toléré dans l’isoloir, oublié dès la proclamation.


Du côté des listes « politisées », le réveil est brutal.

Mobilisation nationale, régionale, soutiens en cascade…
Pour finir à 1147 voix.

Avec un programme à 25 millions sur 7 ans, posé là, sans mode d’emploi, soit... 3,5 millions pas an ! Plus que l'encourt de la dette !

Un budget de rêve.
Sans réveil.

Qu'importe ils continueront à voter comme le maire !

Quant à l’alliance avec les écologistes, elle relève moins de la conviction que de l’opportunité.
Les archives, elles, n’ont pas la mémoire courte.


Et puis, au milieu de ce petit théâtre, une anomalie.

La liste menée par Mme Joseph.

Pas de surenchère.
Pas de promesses hors-sol.
Pas de posture.

Une campagne propre. Presque dérangeante.

Des propositions réalistes, un ton mesuré…
et, comble du mauvais goût en politique :
du respect.

Y compris pour ses adversaires qu'elle n'a pas oublié dans ses remerciements ! La Classe !

Résultat :
elle s’impose comme la deuxième force de la commune.

Comme quoi, même à Lavaur, la démocratie peut encore ressembler à autre chose qu’un rapport de force.

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