L’inclusive… pas pour tous !
Étonnant, non ?
La liste « Changeons Lavaur » serait-elle… misogyne ?
Rassurez-vous, je ne fais que suivre leur propre logique.
Car chacun sait que cette liste est une ardente défenseure de l’écriture inclusive, présentée, par certains, comme un combat essentiel pour l’égalité entre les femmes et les hommes. Un combat pour eux noble, et surtout très visible dans leurs communications.
Enfin… visible par moments.
Car à la lecture de leur dernier tract, quelques détails surprennent.
Leur programme, nous expliquent-ils, serait « le fruit de nos échanges avec les habitants, les associations et les acteurs économiques ».
Tiens donc.
Pas les habitant.e.s ?
Pas les acteur.rice.s économiques ?
Voilà qui est inattendu pour des militants si attachés à l’inclusivité, ou alors ils n'ont pas consulté les habitantes et actrices...
On apprend ensuite qu’ils feront appel à des référents de quartier.
Des référents.
Donc des hommes.
Les femmes, manifestement, ne seront pas sollicitées pour cette fonction.
Plus loin encore, il est question des acteurs économiques et associatifs.
Là encore, rien pour les actrices économiques ni pour les associatives.
Étrange oubli pour un mouvement si vigilant sur ces questions, ou rédaction révélatrice des postures de cette liste !
En revanche, lorsqu’il s’agit des Vauréen.ne.s, l’écriture inclusive apparaît soudainement.
La voilà donc : discrète, intermittente, mais toujours prête à resurgir lorsque cela devient utile.
Une écriture inclusive… sélective.
Même phénomène lorsqu’ils évoquent les liens indispensables avec les élus des communes environnantes.
Des élus.
Donc, manifestement, des hommes.
À moins que l’égalité ne s’arrête aux limites de la commune.
Deux hypothèses se présentent alors.
Première possibilité : cette succession d’oublis serait accidentelle.
Mais à force de répétition, l’accident devient une méthode.
Seconde hypothèse : l’écriture inclusive serait surtout un ornement militant, que l’on utilise quand cela fait bien… Un alibi !
Dans ce cas, il ne s’agit plus vraiment d’un combat.
Plutôt d’un accessoire de communication.
Et l’on comprend mieux pourquoi, pour cette liste, certains combats très proclamés ont parfois du mal à survivre… à la lecture d’un tract.
Si, mais je n'y crois pas un instant, il s'agit d'une erreur ce qui est invraisemblable compte tenu de la répétition, c'est quasiment aussi inquiétant, cela marque leur incapacité à tenir une ligne de conduite et, dès lors, "changeons Lavaur" ne peut constituer une alternative crédible et enthousiaste, elle est surtout très peu fiable !

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