Le savoir autoproclamé et le vote sans conséquence
Peut-on vraiment se féliciter que « Lavaur Citoyenne » ait voté contre le budget 2025 ?
À première vue, on pourrait croire à un sursaut de lucidité, une opposition enfin réveillée.
En réalité, non.
Car tout au long de l’année, ces mêmes élus voteront pour la quasi-totalité des délibérations ayant un impact budgétaire direct. Des votes positifs, constants, disciplinés.
Puis, au moment du budget, un grand geste : contre.
Un vote-signal. Un vote-alibi. Un vote sans lendemain.
Ce grand écart m’a longtemps intrigué. Il est désormais expliqué.
Ils l’ont dit eux-mêmes : ils savent.
Pourquoi ? Parce qu’ils sont.
Chefs d’entreprise, cadres, porteurs de projets, militants aguerris… donc compétents. Par nature.
Pas besoin d’apprendre, pas besoin de démontrer : le savoir est socialement infusé.
L’argument est d’une indigence remarquable et assumée.
Car gérer une ressourcerie, animer une association ou monter un projet « à la mode » fondé sur la récupération et la revente n’a strictement aucun rapport avec :
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la comptabilité publique,
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le pilotage d’une administration de plus de 200 agents,
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la gestion de statuts hétérogènes,
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les responsabilités régaliennes,
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la sécurité, la police municipale, le vivre-ensemble de 10 000 habitants.
L'environnement, la biodiversité, le social...
Rien. Absolument rien.
Ce mantra — « on sait parce qu’on sait » — est d’ailleurs d’un carayonisme presque pur.
Dès lors, quitte à voter pour ce type de posture, autant choisir l’original plutôt qu’un ersatz pâle et hésitant.
Mais revenons au budget, le vrai.
Le budget 2025 est passé « crème ».
Sans que personne, dans cette opposition si sûre d’elle-même, ne demande d’explication sérieuse sur la ligne 485 2151 845 – Réseaux de voirie :
4 132 000 € inscrits au titre d’une régularisation.
Une somme qui aurait dû susciter :
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une demande détaillée,
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une justification écrite,
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à défaut, une saisine du préfet au titre du contrôle de légalité.
Rien.
Un vote contre. Et puis le silence.
Pour mémoire, les travaux de voirie réellement budgétés s’élèvent à 1 584 727 €, avant les inévitables transferts de crédits qui viendront, comme chaque année, assécher la ligne.
Ajoutons :
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le cinéma (1 825 000 €, déjà insuffisants),
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le remboursement du capital des emprunts (1 737 500 €, dont près de 300 000 € pour Bel Air).
Et nous obtenons ce qu’il est depuis des années :
un budget alibi, voté sans analyse, contesté sans méthode, et laissé filer sans courage.
Dans ces conditions, la future maire n’aura qu’un seul choix responsable : faire un état des lieux officiel et complet.
Car la dette inquiète !
Mais la structure même du budget est, elle, franchement angoissante !
Et ce ne sont certainement pas les pieds-nickelés savants de « Changeons Lavaur » qui éclaireront la situation.
Ils ont déjà démontré qu’ils préféraient le rôle… à l’exercice du pouvoir.

La future maire…… vous sauriez car vous savez???? ….. et en faisant fi du vote des électeurs!!!.. attention vous semblez aussi contaminé par ce que vous dénoncez dans votre article 😉, seriez-vous touché aussi par un savoir auto proclamé également 🤪🤪🤪
RépondreSupprimerBien sûr que non ! je ne fi de rien ! Puisque ce sont les électeurs qui choisiront, c'est juste l'expression d'une confiance et puis aussi et surtout un clin d'œil humoristique.
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