Lundi prochain, la liste « Changeons Lavaur » organise une réunion publique.
L’exercice promet d’être intéressant.
Car derrière ce nouveau nom se cache l’ancienne « Lavaur Citoyenne », qui traîne une casserole assez bruyante :
celle de six années d’atermoiements, d’abstentions prudentes et d’immobilisme appliqué.
Souvent très critique dans ses publications… mais étonnamment discrète quand il fallait agir.
Dès lors, une question simple se pose :
À quoi servira cette réunion ?
À expliquer pourquoi, pendant six ans, ils ont laissé passer tant de décisions sans broncher ?
À justifier leurs abstentions répétées ?
À expliquer pourquoi ils n’ont jamais saisi le juge administratif quand ils affirmaient que certaines décisions étaient illégales ?
On peut imaginer que le public sera curieux.
Curieux, par exemple, de les entendre réagir à cette formule devenue célèbre du maire sortant :
« La dette, ce sont les investissements. »
Ils pourraient rappeler une évidence :
tout emprunt n’est pas forcément un bon investissement, surtout quand il conduit à appauvrir durablement la commune.
Prenons Bel Air.
4 050 000 € d’emprunt.
Un investissement immobilier, certes.
Un investissement dont ils ont validé le principe en s’abstenant.
Pas de recours.
Pas d’action.
Donc, en pratique : accord tacite.
Ils pourraient aussi expliquer où en est leur grande indignation sur le PLU, qu’ils qualifiaient de « faute grave ».
Une faute grave… mais apparemment pas assez grave pour agir en justice.
Et puisqu’ils ont des idées, nombreuses, disent-ils, ils devront aussi expliquer comment les financer.
Prenons leur dernière proposition : un skate-park.
Pourquoi pas.
Mais dans une commune déjà lourdement endettée, dont la population est vieillissante, et au milieu d’une avalanche d’autres promesses, la question reste simple :
avec quel argent ?
Car pendant que Carayon affirme que tout va bien,
Mme Joseph analysera la situation à l'aune d'un audit commandé dès son élection, c'est une démarche dont on peut se féliciter, ne pas promettre l'intenable.
Une précaution réaliste qui laisse augurer d'une gestion prudentielle.
Et « Changeons Lavaur », que proposent-ils ?
Pour l’instant, une chose surtout :
beaucoup d’idées…
et très peu de calculs.
Lundi soir, ils auront donc une belle occasion de répondre à ces questions.
Ou bien de faire ce qu’ils font le mieux depuis six ans :
Bla…
Bla…
Bla.
dégustation d’excuses et distribution de promesses ?

Commentaires
Enregistrer un commentaire