Chronique – La dette
L’encours de la dette n’a pas diminué de 6 % comme le prétend le maire sortant.
Ou plus exactement : l’affichage mathématique lui donne raison.
Mais la réalité financière lui donne tort.
Car sous le ciel de la dette, rien n’a changé.
La baisse affichée n’est que mécanique : aucun nouvel emprunt en 2025 et les remboursements annuels qui font, naturellement, baisser l’encours. Rien de plus.
Le temps était simplement venu d’un affichage flatteur à l’approche des élections municipales.
Mais n’oublions jamais une chose simple :
6 % de quelque chose d’insupportable ne rend pas cette chose acceptable.
Et ce qui est insupportable, c’est le niveau de la dette.
En ce début d’année 2026, l’encours approche 25 millions d’euros.
À ce rythme, il faudrait 35 ans pour l’effacer.
Pendant ce temps, dans les communes tarnaises de la même strate, la dette diminue régulièrement depuis plusieurs années. Là-bas, la baisse est structurelle. Ici, elle est opportuniste.
Un tour de passe-passe électoral.
Les Vauréens ne sont pas dupes.
Ils savent bien que la note de 2/20 en santé financière n’est pas un accident. C’est le résultat de plus de trente ans de gestion aventureuse.
Aujourd’hui les chiffres sont publics, accessibles et compréhensibles.
Sauf, bien sûr, pour quelques apprentis financiers qui les tordent jusqu’à leur faire dire ce qu’ils veulent.
Je parle évidemment de l’élite autoproclamée de « Changeons Lavaur », ces virtuoses de la démagogie qui disent tant faire confiance à l’intelligence des Vauréens.
Mais personne ne pose la question essentielle.
Quel sera l’impact de la plaine des jeux et des sports ?
Même dans une version minimaliste, l’addition s’approcherait des 5 millions d’euros.
Autrement dit : 10 % de dette supplémentaire.
Et mon petit doigt me dit que le maire ne viendra pas à sa prochaine réunion publique pour parler de cacahuètes.
Nous en reparlerons.
Car notre maire extraordinaire semble déterminé à nous préparer…
un avenir tout à fait ordinaire : celui des communes surendettées.

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