« Changeons Lavaur »
L’art de croiser… sans contradicteur !
Depuis quelques jours, « Changeons Lavaur » publie son bilan « à points de vue croisés ».
Croisés… avec qui ?
Mystère.
Car l’exercice consiste essentiellement à critiquer ce que le maire a fait, n’a pas fait, ou aurait dû faire, mais sans jamais croiser quoi que ce soit avec qui que ce soit.
Autocritique croisée ?
Non.
Dialogue contradictoire ?
Encore moins.
Auto-validation circulaire ?
Là, oui.
Ils font leur soupe avec leurs propres ingrédients, se resservent, se félicitent, et appellent cela un débat.
Et ils osent, sur leur dernier tract, parler d’acceptation de la contradiction.
On frôle l’art conceptuel.
Le trombinoscope, lui, est éclairant.
Neuf rescapés de « Lavaur Citoyenne ».
Neuf.
Et sur ces neuf, six dans les dix premiers.
Ce n’est pas un hasard.
C’est une conservation patrimoniale.
On change le nom, on déplace les numéros, on repeint l’étiquette, mais la recette reste la même.
Hier écolo.
Aujourd’hui union de la gauche.
Demain ? Selon le vent.
On parle d’union, mais on oublie de préciser que certaines unions supportent très bien des autoroutes qu’elles prétendent combattre ailleurs. L’écologie est devenue modulable.
Et le fond ?
Créer.
Développer.
Soutenir.
Accompagner.
Moderniser.
Réinventer.
Les verbes ne manquent pas.
Mais la dette, elle, est bien là.
Pas une proposition sérieuse pour la contenir.
Pas une trajectoire chiffrée.
Pas une stratégie de désendettement.
Pas même une reconnaissance du problème.
Rien.
Comme si les 2/20 en santé financière de la ville relevaient d’un détail comptable.
Comme si l’endettement n’était qu’une variable d’ambiance.
Or gouverner, ce n’est pas empiler des promesses.
C’est arbitrer.
Prioriser.
Renoncer.
Proposer sans dire ce que l’on supprime, c’est faire campagne.
Gérer, c’est autre chose.
Changer Lavaur ?
Très bien.
Mais avec quel argent ?
Avec quelle capacité d’autofinancement ?
Avec quel plan de redressement ?
Silence.
Ils dénoncent la gestion du maire,
mais proposent exactement ce qu’il adore :
dépenser.
La différence ?
Lui assume le béton.
Eux assument le flou.

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