Accéder au contenu principal

Un second meeting pour le maire sortant

Ambiance légère annoncée :

un peu de discours, beaucoup de promesses… et du jus de pomme (de Fontorbe ?).

La halle aux grains sera pleine à craquer, comme elle l’est pour tous les candidats. Faire salle comble n’est pas un exploit, c’est simplement l’usage en période électorale.

Mais au-delà du spectacle de campagne, il serait utile de revenir sur le véritable bilan de cette mandature, notamment une politique immobilière pour le moins outrancière.

Le maire aime répéter qu’un emprunt est un investissement.
C’est vrai.

Mais il oublie d’ajouter qu’un investissement peut aussi être mauvais, coûteux et durablement déséquilibrer les finances d’une commune.

L’exemple le plus frappant reste l’achat de Bel Air.

Deux bâtiments d’une cinquantaine d’années, 5740 m², achetés 4 050 000 €.

Même sans être spécialiste de l’immobilier, la question se pose immédiatement :
combien coûteront les travaux, l’entretien, l’assurance, la gestion ?

Le maire explique qu’il a agi dans la discrétion pour éviter une surenchère d’acheteurs.

Argument curieux.

Car si la commune avait correctement préparé son PLU, elle aurait pu exercer son droit de préemption dans des conditions parfaitement transparentes.

Et même en cas d’urgence, il existait une solution simple :
convoquer un conseil municipal extraordinaire.

Cela n’a pas été fait.

Au moment du vote, l’opposition s’est abstenue.
Mais ce ne sont pas ses six voix qui pouvaient infléchir la décision.

La majorité, elle, avait tout loisir de demander des précisions, d’exiger une instruction plus sérieuse du dossier… ou de voter contre.

Elle ne l’a pas fait.

Elle a voté pour.

Et c’est là le point essentiel :
un conseil municipal n’est pas un décor.

Les conseillers sont responsables des décisions qu’ils votent.

Voter pour la liste Carayon, c’est donc accepter un conseil municipal qui votera comme Carayon, quelles que soient les conséquences.

Le maire revendique aujourd’hui son appartenance à l’UDR.
C’est son droit.

Mais dans ces conditions, il serait au moins honnête que chacun assume clairement la ligne politique qu’il soutient.

On peut être d’extrême droite.
Encore faut-il le dire.

Quant au meeting de demain…

Un verre de jus de pomme suffira peut-être à faire passer la soirée.

Mais il faudra bien davantage pour faire oublier la facture laissée aux Vauréens.

Le jus de pomme est offert.
La dette, elle, ne l’est pas.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Chronique – Coup de colère : la gauche bien gauche !

Non, non… je ne m’acharne pas sur « Changeons Lavaur ». D’abord parce que je ne m’acharne jamais gratuitement. Ensuite parce que la gauche, c’est toute ma vie. Justement. Ils ne sont pas de gauche. Pas un peu, pas maladroitement : pas du tout . Et, paradoxe cruel, parfois encore moins que l’autre liste. Cette situation me rappelle une vieille histoire locale : la campagne du docteur Cayla, sabordée non par la droite, mais par ses “amis” de gauche. L’histoire bégaie. Toujours. La gauche version 2026 cumule les handicaps : – des accointances macronistes jamais digérées, – une incapacité chronique à rassembler toute la gauche, – et cette posture étrange qui consiste à vouloir incarner l’alternative sans jamais assumer l’opposition. Résultat prévisible : division, partage des voix, et boulevard pour la droite. Ils en porteront la responsabilité politique entière. Car enfin, quelle opposition ont-ils été ? 95 % des délibérations votées avec la majorité. 95 %. Ce n’est pas u...

La plaine des mirages

 Pourtant, ce n’est pas Noël… et ce n’est pas encore le 1er avril. Et voilà que le maire extraordinaire nous dévoile le grand projet de sa candidature : LA PLAINE DES LOISIRS ET DES SPORTS Je passe les détails de la “consultation citoyenne” sur ce projet grandiose. Il n’y en a pas eu. Le maire vient cependant au-devant du citoyen en posant lui-même les questions… auxquelles il s’empresse de répondre : Pourquoi ? Comment ? Où ? Quoi ? C’est presque drôle. Presque. Parce qu’il a soigneusement oublié LA question essentielle, surtout quand on sait que la commune est endettée au-delà du raisonnable : COMBIEN ? Évidemment, il ne la pose pas. Sans doute parce qu’il ne sait pas y répondre. Et probablement aussi parce qu’il sait très bien que ce projet ne se fera pas. Il y a aussi la question QUAND ? Là, la réponse est simple : à la Saint-Glinglin. Voyons donc le QUOI : 4 terrains de football avec tribunes et vestiaires 1 skate-park 2 boulodromes 1 gymnase d...

Brèves de comptoir – L’herbe est plus verte… quand personne ne l’entretient

 La nature reprend ses droits. Surtout le long des routes vauréennes. Pendant la campagne électorale, notre maire version “écologie heureuse” évoquait même le recours à des caprins pour entretenir les espaces verts. 👉 Les chèvres n’ont jamais vu Lavaur. Les herbes, si ! Une écologie très théorique Les accotements débordent. visibilité réduite croisements masqués piétons repoussés sur la chaussée promeneurs condamnés à slalomer entre circulation et végétation Une écologie contemplative. Beaucoup moins pratique quand on circule à pied. Un détail pourtant essentiel L’entretien des accotements n’est pas un luxe. 👉 C’est une obligation de sécurité. Le maire est responsable de la sécurité sur la voirie communale. Or, au-delà de 40 cm de végétation : 👉 la visibilité est considérée comme dégradée. Petit relevé local Chemin des Vignes : jusqu’à 145 cm Croisement rue du Parc de la Planette : plus de 120 cm 👉 Là, on ne parle plus de biodiversité. On parl...