« Changeons Lavaur » aurait voté le budget…
si l’assemblée avait accepté un amendement.
Un amendement ?
Non. Un concept.
Car pour l’appuyer, il a fallu convoquer une jurisprudence…
datée du siècle dernier.
Problème : depuis, la loi a évolué.
Et justement grâce à cette jurisprudence. C’est même son rôle.
Mais poursuivons.
Les décisions des Cours Administratives d’Appel invoquées ?
Elles concernent des collectivités qui ne sont ni de la même taille, ni du même cadre réglementaire que Lavaur.
Et surtout, détail croustillant, ces décisions s’appuient sur des règlements budgétaires et financiers locaux spécifiques.
Différents de celui de Lavaur.
Règlement que, soit dit en passant,
« Changeons Lavaur » a voté.
Et qui ne prévoit pas la procédure qu’ils réclament aujourd’hui.
On touche ici à une forme d’élégance rare :
voter un cadre… pour ensuite en ignorer le contenu.
Mais il y a mieux.
Le maire, lui, a répondu.
Il a même indiqué la procédure exacte permettant de faire prospérer la demande.
Étrangement, cette précision a disparu du récit publié ensuite sur Facebook.
Un oubli, sans doute.
Ou une sélection éditoriale… rigoureuse.
Et pour parfaire la démonstration,
« Changeons Lavaur » a produit un tableau.
Avec une addition.
Qui ne tombe pas juste, enfin qui est fausse !
À ce niveau, ce n’est plus un détail.
C’est une signature.
Rappelons pourtant leur promesse de campagne :
« Nous savons que nous sommes capables de gérer cette ville avec intelligence, ambition et rigueur. »
Il arrive que les mots précèdent les faits.
Ici, ils semblent surtout s’en éloigner.
Sans ironie excessive, une évidence s’impose :
l’engagement associatif ou entrepreneurial, aussi respectable soit-il,
ne dispense pas de la maîtrise des règles administratives.
Vouloir paraître savant est une chose.
Encore faut-il ne pas se tromper de siècle, de cadre… et de calcul.

Commentaires
Enregistrer un commentaire