Suite de NON je ne signerai pas ! et Le bal des faux-cul !
Lavaur : l’ancien hôtel de ville, le parking des profs et la danse des écologistes
Vendre ou ne pas vendre ? Telle est la question.
Un dilemme shakespearien sur fond de budget en ruine, de dettes himalayennes et des infrastructures qui se fissurent comme la patience des contribuables.
Avant d’aller plus loin, balayons d’un revers de main les lubies vertes et autres errances poétiques proposées par nos amis écologistes - on parle ici de réalité, pas de jardin partagé sur PowerPoint.
Et que dire de ces signataires venus des villages alentour, qui apposent leur nom au bas d’une pétition dont on ne sait ni à qui elle s’adresse ni pourquoi elle existe, sinon par réflexe militant ou solidarité pavlovienne.
Pendant ce temps, à Lavaur, chacun cherche son angle d’indignation.
Les uns s’émeuvent du déplacement d’une stèle commémorative, d’autres pleurent la vue sur la cathédrale, et les derniers comptent fébrilement les places de parking perdues.
Tous pointent du doigt les “errances” du maire - notamment son entêtement à vouloir implanter une maison des associations - et dénoncent une politique du “quoi qu’il en coûte” associatif qui a mis les finances de la commune à genoux.
Le mal est fait.
Reste la question : comment réparer ?
L’enjeu, aujourd’hui, c’est de redresser les comptes publics, stabiliser la dette et sauver ce qui peut encore l’être. Et parmi les solutions, la plus évidente - quoique la plus impopulaire (?) - consiste à vendre certains biens immobiliers.
L’idée ne sort pas d’un chapeau : elle figurait déjà dans les annonces liées à l’opération Bel Air, ce projet pharaonique et bancal dévoilé en décembre 2024. Une initiative “historique”, disait-on… et surtout historiquement coûteuse.
C’est là que se trouve le vrai combat : celui contre une gestion désinvolte et des décisions prises sans boussole économique.
Mais bizarrement, nos écologistes, si prompts à pétitionner pour cinq places de parking, se montrent étrangement muets lorsqu’il s’agit de contester réellement Bel Air.
Je ne les vois pas au collectif qui construit le recours contre la vente !
Teigneux pour le macadam, taiseux pour le fond du problème.
Et quand ils parlent, c’est pour réclamer une “collégialité des choix d’investissement”. Charmant concept, mais juridiquement creux : en France, la collégialité n’a rien à voir avec la gouvernance municipale. Elle désigne une direction exécutive partagée, pas un café du commerce participatif. Les commissions, elles, existent déjà.
Inutile d’inventer des structures paralysantes pour le plaisir de débattre à l’infini.
Puis vient le grand moment : “Nous allons saisir la justice !”
Recours ? Référé ? Décision contestée ? Personne ne sait.
Un embrouillamini juridico-médiatique qui ne cache même plus son objectif : faire du bruit.
Et tout cela pour quoi ?
— Le déplacement d’une stèle,
— la perte de quelques places de stationnement,
— et l’impossibilité, ô drame, de photographier la cathédrale de face depuis la place de la Résistance.
On imagine déjà la tête du juge des référés face à une telle requête - s’il en existe une.
Car enfin, soyons sérieux : si ces militants regardaient plus loin que le pare-chocs des enseignants éplorés, ils auraient peut-être cherché à participer au projet plutôt qu’à tenter de le saboter. À apporter des idées dans le cadre légal de leurs compétences, plutôt qu’à brandir des recours hypothétiques.
Car au bout du compte, leur croisade pourrait bien faire capoter la vente en décourageant le potentiel acheteur.
Résultat : un acquéreur qui s’en va, 620 000 € qui s’envolent, et un immeuble municipal qui continue de se délabrer.
Merci, les écolos.
Voilà une victoire aussi éclatante qu’un lampadaire éteint.
A suivre...

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