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Le Maire face au Journalisme de Survie

Le Maire face au Journalisme de Survie
propos recueillis par le petit vauréen libéré en marge de la campagne électorale

Journaliste : Monsieur le Maire, merci d’être venu. Première question simple : comment peut-on présenter un budget “sain” alors qu’il ressemble surtout à une lettre d’adieu de la trésorerie municipale ?

Le Maire : Oh vous savez, la santé budgétaire, c’est comme la santé mentale : ça dépend beaucoup de l’interprétation. Certains voient un déficit. Moi, je vois un poids en moins. Le compte se vide, donc il s’allège. Voilà : un budget léger.


Journaliste : Les habitants s’interrogent sur le projet immobilier à l'ancien hôtel de ville, comme ils s'interrogent sur le devenir des 5 000 m² de Bel Air.  Officiellement, ils n’existent pas. Officieusement, on aurait vu les plans, les promoteurs, et deux pelleteuses qui s’échauffent. Vous confirmez ?

Le Maire : Pas du tout. Ce que vous appelez “pelleteuses” étaient… des installations artistiques. Une performance contemporaine sur le thème “Creuser l’avenir”. Vous êtes passé à côté du sens, c’est tout.


Journaliste : L'opposition vous accuse d’étouffer l’information.
Ils disent même que vous avez inventé la première démocratie en mode “Ne me parlez pas, je gère”.

Le Maire : Je réfute totalement. La démocratie, c’est le débat. Je suis ouvert à tous les débats qui sont d’accord avec moi. Les autres sont des désaccords, pas des débats. Nuance !


Journaliste : Pendant votre live Facebook, de nombreuses questions “sensibles” n'ont pas reçu la réponse méritée, comme par magie.
Un bug informatique ?

Le Maire : Exactement. Un bug très pratique. C’est un bug citoyen : il se met au service du bien commun. Il supprime spontanément les mauvaises ondes. On devrait le décorer.


Journaliste : Certains élus disent que vous gérez la ville “comme une page Facebook mal tenue”. Trop de blocages, trop de filtres, trop de “j’aime” entre amis à l'instar de ce que fait l'opposition.

Le Maire : Écoutez… si le débat devait avancer, vous imaginez le chaos ?
Je préfère un cap stable : moi au centre, tout le monde autour, et quelques mots croisés pour l’ambiance.

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Journaliste : Lors de la réunion de décembre, le PLU devra être examiné  par le conseil municipal, vous êtes prêt ? Le cabinet d'études vous a proposé les modifications souhaitées ?

Le Maire : Le conseil autorisera bien l'engagement des dépenses anticipées pour le budget principal et le budget annexe "assainissement.


Journaliste : Une dernière question : que répondez-vous aux Vauréens qui réclament plus de transparence sur vos décisions ?

Le Maire : Ils veulent de la transparence ? Très bien. À partir d’aujourd’hui, je serai limpide : je ne dirai plus rien. Comme ça, pas de malentendu. 


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