La canicule était connue bien avant le vote du budget...
Pourquoi attendre après pour se mobiliser ?
On me reproche de ne pas avoir signé la pétition lancée par « Changeons Lavaur ».
C'est exact.
Et je ne la signerai pas.
Non pas parce que le sujet serait sans importance.
Bien au contraire.
La protection des enfants face aux épisodes caniculaires est devenue une urgence.
Mais précisément parce que le sujet est sérieux, il mérite mieux qu'une pétition tardive.
Car les moments pour agir existent.
Le premier est le Rapport d'Orientations Budgétaires.
C'est là que se dessinent les priorités de la commune.
C'est là que doivent être évoqués les investissements nécessaires et la programmation.
C'est là que les élus peuvent demander :
- quelles écoles ?
- quels travaux ?
- quels montants ?
- quel calendrier ?
Or le ROB 2026 se contente d'une formule aussi vague que peu rassurante :
« Dans les années à venir, réalisation de travaux visant à la transition énergétique des bâtiments (...) écoles. »
Aucune programmation.
Aucune échéance.
Aucune priorité clairement affichée.
Lors du débat, l'opposition « Pour Lavaur Tout Simplement » a considéré que le document ne permettait pas un véritable débat budgétaire et a voté contre la validation du débat.
« Changeons Lavaur », en revanche, a validé ce débat sans évoquer cette canicule !
Puis, une fois le budget adopté, leur est venue l'idée d'une pétition.
C'est précisément ce que je ne comprends pas.
Car une pétition ne remplace ni un débat budgétaire, ni une programmation, ni des études, ni des crédits clairement affectés.
La canicule n'est pas un sujet apparu hier.
Les épisodes de chaleur se multiplient depuis plusieurs années.
Les besoins étaient connus.
Les promesses de campagne également.
Le véritable enjeu n'est donc pas de signer une pétition.
Le véritable enjeu est de savoir pourquoi aucune stratégie lisible n'existe encore pour adapter les écoles à une réalité climatique qui, elle, ne signe aucune pétition et n'attend aucun vote.
📌 État du dossier : les enfants attendent l'ombre. Les élus débattent encore de la méthode.

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