Complément d'information
Il faut reconnaître au maire une ouverture d'esprit peu commune.
Après avoir choisi une avocate parisienne pour défendre la commune dans les recours dirigés contre le budget et la fiscalité locale, il s'avère que celle-ci figure parmi les signataires d'une tribune publiée par Franceinfo le 9 janvier 2025 à propos de l'A69.
Dans ce texte, une centaine d'avocats et d'universitaires s'inquiètent de ce qu'ils considèrent comme les dérives de la justice environnementale et dénoncent notamment une « politique du fait accompli » où « tout est fait pour préserver les intérêts économiques » au détriment du droit.
Les signataires réclament notamment davantage de démocratie participative, une suspension automatique de certains travaux lorsqu'un recours est déposé et une réforme des procédures contentieuses.
Le choix est d'autant plus remarquable que des opposants municipaux reprochent précisément au maire une gouvernance peu portée sur la concertation préalable et volontiers attachée au principe selon lequel les décisions prises doivent être exécutées sans trop s'embarrasser des contestations.
Parmi les quelque 78 000 avocats que compte la France, il fallait donc une certaine largeur d'esprit pour retenir une professionnelle ayant publiquement pris position contre les logiques de fait accompli.
Ce n'est d'ailleurs pas la première fois que le maire regarde vers Paris pour ses contentieux administratifs.
Lors d'une précédente procédure, en 2025, il avait justifié le recours à un avocat parisien en expliquant :
« Le contentieux administratif est très particulier. Il nécessite des compétences très pointues. Cet avocat a fait ses preuves (...) Nous avons choisi le meilleur. »
Le meilleur hier, une autre aujourd'hui.
À l'évidence, dans ce domaine aussi, la concurrence reste libre et non faussée.
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