La canicule remet aujourd'hui les écoles au cœur du débat.
Et elle invite à relire certaines décisions prises ces dernières années.
En 2024, la commune achète l'ensemble immobilier de Bel Air pour 4 050 000 €.
Un investissement financé par l'emprunt, auquel s'ajouteront les coûts de fonctionnement et les actuels et futurs travaux d'adaptation d'un bâtiment construit en 1975.
Dans le même temps, le Rapport d'Orientations Budgétaires annonçait, à chaque nouvelle fois, des actions en faveur des écoles : confort thermique, verdissement, diagnostics énergétiques...
Ces orientations sont restées largement au stade des intentions.
Aujourd'hui, des classes ferment sous l'effet de la chaleur.
Ce rappel n'a rien d'anecdotique.
Car un budget est toujours une affaire de priorités.
Le choix d'investir massivement dans Bel Air a été assumé par le maire et sa majorité.
L'opposition « Lavaur Citoyenne », pour sa part, ne s'y est pas opposée : elle s'est abstenue.
Deux ans plus tard, chacun semble découvrir l'urgence climatique et proposer des solutions budgétaires.
La question mérite pourtant d'être posée :
fallait-il attendre que la canicule ferme des classes pour faire de l'adaptation des écoles une priorité ?
Les choix budgétaires ne se jugent pas seulement le jour du vote.
Ils se mesurent aussi à leurs conséquences.
Et lorsque les enfants cherchent de l'ombre pendant que les
bâtiments surchauffent, chacun est en droit de s'interroger sur
l'ordre des priorités retenues.
État du dossier : les votes appartiennent au
passé. Les conséquences, elles, sont bien présentes.

Commentaires
Enregistrer un commentaire