La pétition a le mérite de rappeler que la situation est devenue urgente.
C'est, au demeurant, son seul mérite !
Mais une pétition ne construit pas un programme d'investissement.
Alors, que faire maintenant ?
D'abord, ne pas attendre le prochain Rapport d'Orientations Budgétaires.
Le travail doit commencer dès cet été.
Le maire doit réunir la commission municipale compétente afin d'établir un état des lieux précis :
- quelles écoles sont les plus exposées ?
- quels bâtiments présentent les plus fortes contraintes thermiques ?
- quelles solutions sont envisageables ?
- quel calendrier est réaliste ?
Cette phase de travail doit associer l'ensemble du conseil municipal, il semblerait si on en croit différents ROB qu'un diagnostic existerait, il doit être public.
Le changement climatique n'est ni un sujet de majorité, ni un sujet d'opposition.
C'est un sujet communal.
À l'issue de cette concertation, un budget modificatif pourrait être présenté à l'automne afin de financer les premières études ou les premières interventions en octobre/novembre.
Puis viendrait le temps du budget 2027.
Cette fois, les orientations devraient être clairement inscrites dans le Rapport d'Orientations Budgétaires.
Pas sous la forme d'une formule vague comme « dans les années à venir ».
Mais avec un véritable programme :
- les écoles concernées ;
- les opérations prévues ;
- leur coût estimatif ;
- leur calendrier de réalisation.
Le débat budgétaire retrouverait alors son véritable rôle : discuter des priorités avant que les crédits ne soient votés.
Voilà ce que devrait produire la canicule de 2026.
Non pas une polémique de quelques semaines.
Mais une méthode durable.
Parce que les prochains étés seront probablement plus chauds encore que celui-ci.
Et que les enfants, eux, ne peuvent pas attendre indéfiniment que les rapports budgétaires deviennent enfin des réalisations.

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