À quelques jours du conseil municipal du 5 juin, « Changeons Lavaur » publie un nouveau communiqué par le biais de sa composante écolo !
Rien de très surprenant jusque-là.
Ce qui l'est davantage, c'est leur capacité à découvrir aujourd'hui les problèmes qu'ils n'ont pas vus hier.
Car enfin, les documents budgétaires, ils les avaient.
Les chiffres, ils les avaient.
La parole en conseil municipal, ils l'avaient aussi.
Et pourtant...
Ils écrivent que la dépendance à l'emprunt perdure.
Non.
Le problème n'est pas qu'elle perdure.
Le problème est qu'elle s'aggrave.
S'agissant du cinéma, ce n'est pas 2,5 millions... c'est plus de 10 !
Et ils le savent parfaitement puisque les documents financiers détaillent noir sur blanc les engagements pris par la commune.
Ils dénoncent aujourd'hui l'augmentation de la fiscalité locale qui aurait été écartée par le maire.
Curieux.
Car lors du débat d'orientation budgétaire, c'était précisément le moment pour poser la question au maire.
Pourquoi attendre un mois et demi ?
pour dénoncer le mensonge supposé du maire ? Le maire a dit qu'il n'augmenterait la fiscalité... en prenant en compte les critères de l'Etat ! Nuance !
Ils s'inquiètent désormais de l'absence de stratégie financière.
Là encore, quel réveil spectaculaire !
Le débat budgétaire est passé.
Les votes sont intervenus, ils ont reconnus qu'il avait eu lieu (vote pour)
Les décisions ont été prises.
Et soudain, les écologistes découvrent ce qui était visible depuis des semaines.
Même chose pour la programmation des investissements.
Le brouillard qu'ils dénoncent aujourd'hui était déjà présent hier dans le rapport d'orientation budgétaire.
Ils ont regardé ailleurs.
Le plus troublant n'est finalement pas qu'ils se trompent.
Tout le monde peut se tromper.
Le plus troublant est qu'ils semblent découvrir les dossiers une fois les débats terminés.
À ce rythme, « Changeons Lavaur » risque de devenir le premier groupe politique spécialisé dans l'analyse rétrospective de l'actualité municipale.
Après les votes.
Après les débats.
Après les décisions.
Et toujours après les problèmes.
Pour gouverner une commune, il faut parfois agir avant.
Manifestement, ils préfèrent commenter après. et faire une prière ?

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