Il faudra bien qu'un jour « Changeons Lavaur » explique comment on peut soutenir une chose pendant une campagne électorale et défendre exactement l'inverse quelques mois plus tard.
Car enfin, les écrits existent.
Ils indiquaient eux-mêmes :
« Nous estimons que notre programme représente un volume d'investissement de 25 millions d'euros sur sept ans. »
Et ils ajoutaient :
« Ce volume est réalisable au vu de la situation financière de la commune. »
Les mots ont un sens.
25 millions d'investissements, 3,5 M€ par an pendant 7 ans !
Réalisables.
Compte tenu de la situation financière.
Dans le même temps, leurs alliés écologistes animaient le marché autour d'un slogan :
« 30 ans, 30 millions de dettes »
L'approximation du chiffre importe peu.
Le message était clair :
la dette était devenue l'argument central de leur campagne.
Résumons.
D'un côté :
- la dette serait insupportable ;
- la situation financière serait inquiétante.
De l'autre :
- un programme de 25 millions d'investissements serait parfaitement réalisable.
Les deux affirmations ne peuvent être vraies simultanément.
Depuis leur défaite électorale, la situation est devenue plus étrange encore.
Les mêmes qui affirmaient la faisabilité de leur programme découvrent aujourd'hui les dangers financiers qu'ils n'avaient pas vus hier.
Les mêmes chiffres produisent désormais les conclusions inverses.
Mais le plus inquiétant n'est pas là.
Le plus inquiétant est l'incapacité à distinguer des notions pourtant fondamentales :
- une ligne de trésorerie ;
- un emprunt bancaire ;
- un engagement pluriannuel ;
- une dette.
Tout est mélangé.
Additionné.
Confondu.
Pendant ce temps, une mention nouvelle apparaît dans une décision d'emprunt bancaire de 1 M€ du mois de juin :
« La commune s'engage (...) à créer et mettre en recouvrement les impositions directes nécessaires pour assurer le paiement des échéances. »
Voilà un sujet.
Voilà un signal.
Voilà une question politique sérieuse.
Mais encore faut-il regarder les documents avant de commenter les chiffres.
Le problème n'est pas de changer d'avis.
Le problème est d'expliquer aujourd'hui le contraire de ce que l'on démontrait hier.

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