Accéder au contenu principal

Quand l'ignorance remplace le bon sens, "Changeons Lavaur" médaille d'Or !

 Le génie de l'égarement

"Changeons Lavaur transforme chaque conseil municipal en tribune politique, mais lorsqu'il faut comprendre les dossiers, les procédures ou les chiffres, l'approximation remplace l'analyse."

Une fois encore, « Changeons Lavaur » est parvenu à réaliser l'impossible.

Transformer l'approbation du compte rendu du précédent conseil municipal en tribune politique anti-Carayon.

Il faut reconnaître un talent.

Celui de parler longtemps d'un sujet qui n'est plus à l'ordre du jour.

Et lorsque le maire leur répond :

« Tous les éléments d'information vous ont été communiqués en conseil municipal. J'observe, et je n'en suis pas étonné, que vous les avez mal compris » !

la formule est désagréable, peu courtoise certes, mais tellement adaptée !

En effet et, malheureusement pour eux, elle n'est pas totalement injuste.

Car enfin, à force de confondre les débats, les procédures, les compétences de la Chambre régionale des comptes, les emprunts, les cautionnements et les documents budgétaires, l'opposition finit par construire un univers parallèle dont elle est la seule habitante où l'addition d'un encours recensé avec un potentiel emprunt ne gène personne !

Chez « Changeons Lavaur », les chiffres ont une particularité remarquable :

ils changent au fur et à mesure que l'on découvre les dossiers.

Les dettes grossissent.

Les montants rétrécissent.

Les procédures apparaissent puis disparaissent.

Et lorsqu'un document contredit une démonstration, c'est généralement le document qui a tort.

Le plus étonnant est ailleurs.

Après avoir expliqué pendant des semaines que les finances communales sont au bord du gouffre, voilà cette opposition qui propose à son tour de déplacer des crédits budgétaires vers les bâtiments scolaires sans expliquer précisément quels bâtiments seraient concernés, quels travaux seraient réalisés, pour quel montant et selon quel calendrier.
Cela est le résultat d'une étude ou simplement une opération séduction ?

Autrement dit :

ils reprochent au maire ce qu'ils s'empressent d'imiter.

Leur amendement improvisé résume d'ailleurs parfaitement leur méthode :

proposer pour exister.

Parler pour occuper l'espace.

Dénoncer pour faire du bruit.

Et réfléchir ensuite.

Ou pas.

Mention spéciale enfin à leur spécialiste financier qui possède un talent rare :

faire d'une question simple un labyrinthe administratif dont personne ne retrouve la sortie.

C'est presque un art.

Tragiquement, ce n'est pas une compétence de gestion municipale, et mélanger des carottes et des navets ne donne qu'une soupe indigeste en matière financière.
La mauvaise nouvelle, c'est que les médians ne vérifient pas les assertions des écolos et de "Changeons Lavaur ».

L'autre mauvaise nouvelle, c'est qu'il faudra probablement encore plusieurs séances avant que « Changeons Lavaur » découvre ce qu'il vient de voter.

Tristesse.

Car pas de bonne nouvelle, une affreuse en revanche... On en a pour sept ans !

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Chronique – Coup de colère : la gauche bien gauche !

Non, non… je ne m’acharne pas sur « Changeons Lavaur ». D’abord parce que je ne m’acharne jamais gratuitement. Ensuite parce que la gauche, c’est toute ma vie. Justement. Ils ne sont pas de gauche. Pas un peu, pas maladroitement : pas du tout . Et, paradoxe cruel, parfois encore moins que l’autre liste. Cette situation me rappelle une vieille histoire locale : la campagne du docteur Cayla, sabordée non par la droite, mais par ses “amis” de gauche. L’histoire bégaie. Toujours. La gauche version 2026 cumule les handicaps : – des accointances macronistes jamais digérées, – une incapacité chronique à rassembler toute la gauche, – et cette posture étrange qui consiste à vouloir incarner l’alternative sans jamais assumer l’opposition. Résultat prévisible : division, partage des voix, et boulevard pour la droite. Ils en porteront la responsabilité politique entière. Car enfin, quelle opposition ont-ils été ? 95 % des délibérations votées avec la majorité. 95 %. Ce n’est pas u...

La plaine des mirages

 Pourtant, ce n’est pas Noël… et ce n’est pas encore le 1er avril. Et voilà que le maire extraordinaire nous dévoile le grand projet de sa candidature : LA PLAINE DES LOISIRS ET DES SPORTS Je passe les détails de la “consultation citoyenne” sur ce projet grandiose. Il n’y en a pas eu. Le maire vient cependant au-devant du citoyen en posant lui-même les questions… auxquelles il s’empresse de répondre : Pourquoi ? Comment ? Où ? Quoi ? C’est presque drôle. Presque. Parce qu’il a soigneusement oublié LA question essentielle, surtout quand on sait que la commune est endettée au-delà du raisonnable : COMBIEN ? Évidemment, il ne la pose pas. Sans doute parce qu’il ne sait pas y répondre. Et probablement aussi parce qu’il sait très bien que ce projet ne se fera pas. Il y a aussi la question QUAND ? Là, la réponse est simple : à la Saint-Glinglin. Voyons donc le QUOI : 4 terrains de football avec tribunes et vestiaires 1 skate-park 2 boulodromes 1 gymnase d...

Brèves de comptoir – L’herbe est plus verte… quand personne ne l’entretient

 La nature reprend ses droits. Surtout le long des routes vauréennes. Pendant la campagne électorale, notre maire version “écologie heureuse” évoquait même le recours à des caprins pour entretenir les espaces verts. 👉 Les chèvres n’ont jamais vu Lavaur. Les herbes, si ! Une écologie très théorique Les accotements débordent. visibilité réduite croisements masqués piétons repoussés sur la chaussée promeneurs condamnés à slalomer entre circulation et végétation Une écologie contemplative. Beaucoup moins pratique quand on circule à pied. Un détail pourtant essentiel L’entretien des accotements n’est pas un luxe. 👉 C’est une obligation de sécurité. Le maire est responsable de la sécurité sur la voirie communale. Or, au-delà de 40 cm de végétation : 👉 la visibilité est considérée comme dégradée. Petit relevé local Chemin des Vignes : jusqu’à 145 cm Croisement rue du Parc de la Planette : plus de 120 cm 👉 Là, on ne parle plus de biodiversité. On parl...