Coup de gueule
Je m'interroge encore.
Qu'est-ce qui fait courir « Changeons Lavaur » ?
Certainement pas la recherche d'une politique financière cohérente.
Certainement pas la maîtrise des dossiers.
Certainement pas davantage la curiosité intellectuelle qui devrait pourtant être la première qualité d'une opposition.
Car enfin, en 2026, l'information est partout.
Un clic suffit souvent pour comprendre une procédure, un document budgétaire ou le fonctionnement des finances publiques locales.
Et pourtant...
Erreur après erreur, approximation après approximation, cette opposition semble considérer les chiffres comme des accessoires et les documents comme des obstacles.
Alors je me pose une question.
Si le budget n'est qu'un prétexte...
Quel est l'objectif ?
La réponse a peut-être été donnée depuis longtemps.
« Virer Carayon. »
Voilà le véritable projet.
Un objectif tellement prioritaire qu'il justifie toutes les alliances, toutes les contradictions et parfois toutes les compromissions.
Car enfin, comment ne pas s'interroger ?
D'un côté, des écologistes qui dénoncent l'A69.
De l'autre, une eurodéputée venue soutenir la liste et présentant cette même A69 comme un outil de désenclavement, d'équité territoriale et de développement économique.
Étrange attelage.
Mais il y a plus surprenant encore.
« Changeons Lavaur », c'est aussi une tête de liste qui démissionne le lendemain de son élection.
Les électeurs avaient voté pour une personne.
Ils ont découvert une remplaçante.
Curieuse conception de l'engagement.
Alors je reviens à ma question.
Qu'est-ce qui unit réellement cette coalition ?
Une vision commune ?
On peine à la discerner.
Un projet partagé ?
Il reste à démontrer.
Une cohérence politique ?
Cherchez-la.
Il reste alors une hypothèse.
L'opposition au maire.
Et lorsque l'opposition à un homme devient le seul ciment d'un groupe, le temps finit généralement par faire son œuvre.
Sept ans, c'est long.
Très long.
Les ambitions personnelles s'aiguisent.
Les divergences réapparaissent.
Les fidélités deviennent relatives.
Les masques tombent.
Observons donc les prochaines échéances électorales.
Je ne serais pas surpris que ceux qui prétendent aujourd'hui marcher du même pas découvrent demain qu'ils ne regardaient pas dans la même direction.

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